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Visa refusé : le mensonge grossier de Jean-Marc Kabund

L’ancien député Jean-Marc Kabund a récemment accusé le régime du Président Félix Tshisekedi d’être derrière le refus de visa qui lui aurait été opposé par l’Ambassade d’Afrique du Sud. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a affirmé que cette décision serait le fruit d’une « tyrannie » et d’une prétendue pression de Kinshasa. Or, une telle déclaration relève plus de la manipulation que de la réalité diplomatique.

Le rôle d’une ambassade et la souveraineté des États

Une ambassade diplomatique représente son pays d’origine et non celui dans lequel elle est installée. Chaque État est souverain et dispose de ses propres critères pour accorder ou refuser un visa, sans avoir à obéir à des injonctions étrangères. Le gouvernement congolais ne peut donc pas donner d’ordres à l’Ambassade d’Afrique du Sud pour influencer la décision de délivrer ou non un visa à un citoyen congolais.

L’octroi d’un visa est une décision administrative et souveraine de l’État concerné. Le refus peut être motivé par de multiples critères : sécurité, antécédents judiciaires, incohérences dans le dossier, ou encore inadéquation entre le motif du voyage et la demande.

Les précédents bien connus

De nombreux Congolais ont déjà vu leurs demandes de visas rejetées par les ambassades des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Belgique ou encore de l’espace Schengen. Faut-il à chaque fois accuser le Président Tshisekedi d’être derrière ces refus ? Bien évidemment non. Ces décisions sont prises sur la base des règles propres à chaque pays, sans aucune ingérence du gouvernement congolais.

Une manipulation politique

En tentant de transformer une procédure consulaire banale en affaire politique, Jean-Marc Kabund cherche à se victimiser et à tromper l’opinion publique. Accuser le gouvernement congolais d’influencer une décision souveraine d’un autre État est non seulement infondé mais également dangereux pour l’image du pays.

Au lieu de propager des mensonges, il serait plus responsable de reconnaître que chaque pays a ses propres règles d’immigration et que nul n’est au-dessus de ces lois, pas même un ancien responsable politique.

Conclusion

Le refus de visa n’est pas une arme politique du régime Tshisekedi, mais une prérogative exclusive des États souverains. Accuser Kinshasa d’orchestrer ces décisions à l’étranger est une stratégie de manipulation qui ne résiste pas à l’analyse. Jean-Marc Kabund gagnerait en crédibilité en assumant la réalité plutôt qu’en inventant des complots imaginaires.

Par Coco Kingson Cabamba

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