
La ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, a vécu une journée tendue ce mercredi 3 septembre, rythmée par des coups de feu entendus dans plusieurs quartiers de la commune de Mulongwe. Selon nos confrères du site Averticom.net, les détonations ont été signalées du matin jusqu’en début d’après-midi, plongeant la population dans la peur et paralysant les activités quotidiennes.
Les transports en commun, les commerces ainsi que les services publics ont quasiment cessé de fonctionner, donnant à la ville des allures de « cité morte ». Les habitants se sont terrés dans leurs maisons, redoutant une escalade de la violence.
Aux alentours de 15 heures, un retour au calme relatif a été constaté au centre de Mulongwe. Toutefois, dans le quartier de Kasenga, des tirs sporadiques continuaient de retentir, maintenant une atmosphère d’incertitude.
Pour l’heure, les causes exactes de ces coups de feu demeurent inconnues. Ni les autorités civiles, ni les responsables militaires ne se sont encore prononcés sur ces événements. La mairie d’Uvira et le gouvernorat du Sud-Kivu gardent le silence, laissant place aux rumeurs qui circulent dans la population.
Par ailleurs, cette journée de tension intervient dans un contexte de « ville morte » décrétée en protestation contre le général Gasita. Une décision qui, selon plusieurs sources locales, aurait contribué à la crispation du climat sécuritaire.
La population d’Uvira attend désormais des éclaircissements officiels pour comprendre l’origine de ces tirs et savoir quelles mesures seront prises pour garantir la sécurité et la quiétude dans la commune de Mulongwe.
La rédaction Victorianews


