
Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu ce jeudi à la Cité de l’Union africaine le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix. Au centre des discussions : la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays, où les violences persistent malgré les efforts régionaux et internationaux.
Selon des sources proches de la présidence, l’entretien a permis de dresser un état des lieux précis sur les zones encore instables, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Les deux personnalités ont analysé les facteurs qui continuent d’entraver le retour définitif à la paix, parmi lesquels l’activisme des groupes armés, les tensions régionales et les défis humanitaires.
Le président Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre la RDC, les Nations unies et les organisations régionales, rappelant que « la stabilité du Congo est indissociable de celle de toute la région des Grands Lacs ». De son côté, Jean-Pierre Lacroix a réaffirmé l’engagement de l’ONU à accompagner le processus de paix, notamment à travers le soutien aux forces de sécurité congolaises et la mise en œuvre des accords signés dans le cadre des mécanismes régionaux.
Un accent particulier a été mis sur le suivi des engagements déjà pris par les différentes parties au conflit. Les efforts diplomatiques en cours, que ce soit dans le cadre de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) ou de l’Union africaine, ont également été passés en revue. L’objectif est de garantir la coordination des initiatives pour éviter la duplication des actions et maximiser leur impact sur le terrain.
Cet échange intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des attaques armées dans certaines localités du Nord-Kivu, provoquant de nouveaux déplacements massifs de populations civiles. Face à cette urgence humanitaire, les deux parties ont convenu d’intensifier la coopération pour protéger les civils et favoriser des solutions durables.
En multipliant les consultations de haut niveau, Kinshasa et New York entendent montrer que la crise de l’Est n’est pas oubliée et demeure une priorité de l’agenda national et international.
Par Coco Kingson Cabamba



