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Mbuji-Mayi : colère des médecins face à la négligence du gouvernement

Les médecins membres du Syndicat national des médecins (SYNAMED) sont descendus dans les rues de Mbuji-Mayi ce jeudi matin pour exprimer leur colère face au retard récurrent dans le paiement de leurs salaires et primes.

Brandissant des banderoles et scandant des slogans hostiles à ce qu’ils qualifient de « négligence du gouvernement », ces praticiens de la santé ont dénoncé une situation qui, selon eux, compromet à la fois leurs conditions de vie et la qualité des soins offerts à la population.

« Nous travaillons dans des conditions déjà difficiles. Comment sauver des vies quand nous-mêmes, nous n’arrivons pas à subvenir à nos besoins les plus élémentaires ? », a déclaré un médecin manifestant, sous couvert d’anonymat.

Le SYNAMED rappelle que ses membres réclament depuis plusieurs mois la régularisation du paiement de leurs arriérés ainsi que la mise en œuvre effective des primes de risque promises par le gouvernement. Malgré les multiples engagements pris lors des négociations antérieures, les médecins estiment que rien de concret n’a été réalisé.

« Trop, c’est trop. Le gouvernement doit comprendre que la santé est une priorité nationale. On ne peut pas parler de couverture santé universelle quand les médecins sont affamés », a fustigé un autre syndicaliste.

Cette crise intervient dans un contexte déjà marqué par la fragilité du système sanitaire dans la province du Kasaï-Oriental. Les médecins avertissent qu’en l’absence de solutions rapides, le mouvement pourrait s’étendre à d’autres villes du pays, entraînant des grèves massives dans les hôpitaux publics.

Selon plusieurs sources locales, les patients de certains centres hospitaliers de Mbuji-Mayi ont déjà commencé à ressentir les effets de ce mécontentement, certains services fonctionnant au ralenti.

Contactées par la presse, les autorités provinciales ont indiqué avoir relayé les doléances du SYNAMED au niveau central, tout en appelant les médecins à privilégier le dialogue afin d’éviter que la population ne soit la principale victime de cette crise.

Le gouvernement central, de son côté, ne s’est pas encore officiellement exprimé sur cette manifestation.

Par Coco Kingson Cabamba

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