
C’est un véritable coup de tonnerre qui secoue l’hémicycle du Palais du Peuple. La pétition initiée par un groupe de députés nationaux contre le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, et actuellement examinée par la Commission temporaire mise en place à cet effet, révèle des anomalies d’une ampleur inédite.
Selon les observations de forme établies par les services compétents, le document de plus de 200 signatures comporte plusieurs cas de fraude manifeste :
- Un faux député identifié : le nom de Mulumba Kanyinda figure à la page 2 (n°42) alors qu’il ne fait pas partie des Honorables députés nationaux de la 4ᵉ législature.
- Un nom sans signature : celui de l’Honorable Titan Eden Kalonji Antoine, repris à la page 1 (n°11), sans apposition de signature.
- Un doublon suspect : le député Jerry Mulamba Mande apparaît deux fois, avec des signatures différentes : une première à la page 9 (n°192) sous le nom de Jerry Mulamba Mande, et une seconde à la page 18 (n°261) sous le nom de Mulamba Mande Jerry.
- Un lot impressionnant de fausses signatures : au moins 25 cas documentés ont été recensés après comparaison avec les fiches individuelles de signature remises au début de la législature. Parmi les cas cités figurent notamment ceux des Honorables Mainzana Mapoko Nene, Kaposo Kintu Dominique, Kabeya Sombamanya, Ndjoko Bale Kongolo Abdon, Makiahi Willy, Bwanganga Tawaba Jean-Claude, Ndala Mbayo Ghislain, Ngabu-Tsunde Jean Paul, Kakule Kalyomo Déogratias, pour ne citer que ceux-là.
Enfin, le cas du député Tokoko Tokongo Antoine illustre également une tentative de manipulation : son nom a été inversé dans le texte de la pétition, assorti d’une fausse signature qui n’est pas la sienne.
Ces révélations jettent un sérieux doute sur la crédibilité de la démarche entreprise contre le Président de l’Assemblée nationale. Alors que les initiateurs de la pétition espéraient rallier une majorité de députés pour exiger la déchéance de Vital Kamerhe, les irrégularités constatées fragilisent considérablement leur initiative.
La Commission temporaire poursuit son travail d’analyse, mais déjà, plusieurs voix s’élèvent au sein de l’hémicycle pour dénoncer une “instrumentalisation de la procédure” et un “sabotage volontaire des institutions”.
Dans un climat politique déjà tendu, ce scandale vient alimenter la polémique autour du leadership de Vital Kamerhe à la tête de la Chambre basse du Parlement. La lumière devra être faite sur l’origine de ces irrégularités, et des responsabilités pourraient être établies dans les prochains jours.
En attendant, l’opinion nationale et internationale reste suspendue à l’issue de ce bras de fer parlementaire qui s’annonce décisif pour la stabilité politique du pays.
Par Coco Kingson Cabamba



