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Le temps n’est plus à la guerre le cardinal Ambongo relance l’appel au dialogue

En séjour en Pologne, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a réaffirmé son plaidoyer en faveur d’un dialogue inclusif en République démocratique du Congo (RDC) et dans l’ensemble de la sous-région des Grands Lacs. Dans un entretien accordé à OSV News, le prélat a lancé un vibrant appel à la mise en place d’un « pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble », estimant que seule une démarche collective et sincère pourrait mettre fin aux tensions récurrentes.

« Au lieu de continuer à nous faire la guerre, nous pouvons nous asseoir autour d’une table et chacun dira ce qui lui fait mal, ce qui ne va pas. Ensuite, ensemble, nous chercherons des solutions », a souligné le cardinal Ambongo. Pour lui, la clé de la stabilité régionale réside dans la volonté des peuples et de leurs dirigeants à privilégier la parole plutôt que les armes.

Le prélat a révélé que son initiative bénéficie déjà d’un écho favorable au niveau régional. « Tous les pays de la sous-région l’ont acceptée. Cependant, c’est le gouvernement de Kinshasa qui hésite et ne se montre pas très enthousiaste », a-t-il regretté, tout en appelant les autorités congolaises à saisir cette opportunité historique pour rétablir la confiance et favoriser la réconciliation nationale.

Le cardinal Ambongo a également indiqué que le Secrétariat d’État du Vatican ainsi que le pape Léon XIV avaient été sollicités pour accompagner ce processus. « Le pape Léon est au courant de notre initiative et nous encourage à aller de l’avant », a-t-il affirmé. Ce soutien spirituel et diplomatique du Saint-Siège pourrait représenter un levier majeur pour donner une légitimité internationale au projet.

Cet appel intervient alors que la RDC reste confrontée à une situation sécuritaire précaire, particulièrement dans l’Est du pays où plusieurs groupes armés continuent de sévir. Sur le plan politique, les fractures entre la majorité et l’opposition, ainsi que la méfiance envers certains mécanismes de médiation, freinent les perspectives de réconciliation.

Pour l’archevêque de Kinshasa, il est impératif que la société congolaise et les pays voisins s’engagent dans un processus constructif. L’objectif est de poser les bases d’un nouveau contrat social, capable de garantir la paix, la stabilité et le développement. « Le dialogue n’est pas un signe de faiblesse, mais une marque de maturité politique », a insisté le cardinal Ambongo.

Par Coco Kingson Cabamba

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