
Le député national et professeur d’université, Godé Mpoy, a réagi au discours prononcé par le Président Félix Tshisekedi au Forum Global Gateway, estimant que la République démocratique du Congo a, à cette occasion, « administré une bonne leçon de géoéconomie à l’Union Européenne ».
Dans une analyse approfondie publiée ce jeudi, l’élu national salue la pertinence du Chef de l’État qui, selon lui, a su allier économie et politique avec justesse. « Il est certes vrai que le forum est éminemment économique, mais il est plus vrai encore que, comme l’a dit Montesquieu, l’effet naturel du commerce est de porter à la paix », écrit le professeur Godé Mpoy, pour justifier la dimension politique intégrée dans l’intervention présidentielle.
L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa considère qu’en évoquant les enjeux géopolitiques devant les dirigeants européens, le Président Tshisekedi n’a commis « aucune faute scientifique ». Il rappelle que, selon la pensée de l’école du Public Choice, économie et politique sont intrinsèquement liées, et que toute action économique d’envergure doit s’analyser à travers ses implications politiques et sociales.
Sur le plan diplomatique, Godé Mpoy estime que le Chef de l’État a parfaitement adapté son discours à son auditoire : « Le discours politique varie selon le podium. L’orateur a bien choisi son auditoire : il s’adresse à l’Union Européenne, le seul bloc qui croit encore à l’ordre de Yalta. »
Pour le député, cette posture pacificatrice traduit la volonté de la RDC de se positionner comme un acteur clé dans la recherche de la stabilité régionale, tout en affirmant sa souveraineté.
Toutefois, Godé Mpoy nuance son analyse en appelant Kinshasa à poursuivre de manière pragmatique ses engagements internationaux : « La RDC doit s’impliquer dans l’aboutissement rapide du deal USA-RDC avant le dialogue pour mettre fin à la guerre. »
Selon lui, la géoéconomie, désormais dominante sur la scène internationale, impose à la RDC une lecture « polygonale et longitudinale » de sa situation, combinant économie, diplomatie et sécurité nationale.
En conclusion, le député national insiste sur le réalisme stratégique : « La guerre ne se termine pas par des mots doux, mais par des gestes forts », écrit-il, exhortant la communauté internationale à passer des discours de principe à des actes concrets en faveur de la paix et du développement dans la région des Grands Lacs.
Par Coco Kingson Cabamba



