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Tension au Palais du Peuple : les agents de l’Assemblée nationale réclament une hausse de salaire

Une atmosphère électrique a régné ce lundi à la mi-journée au Palais du Peuple, siège du Parlement de la République démocratique du Congo, où les agents administratifs de l’Assemblée nationale ont exprimé leur mécontentement face à la non-augmentation de leurs salaires.

Selon plusieurs témoins joints sur place et des propos recueillis par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), les manifestants ont interrompu momentanément leurs activités pour revendiquer une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Certains d’entre eux affirment que malgré les promesses faites depuis plusieurs mois par les autorités administratives, aucune suite concrète n’a été donnée à leurs doléances.

« Nous travaillons ici depuis des années sans réelle revalorisation de nos salaires. Avec la cherté de la vie actuelle, il devient difficile de subvenir aux besoins familiaux », a confié un agent rencontré devant le bâtiment administratif.

D’après des sources internes à la Chambre basse, une délégation des représentants du personnel aurait été reçue par des membres du bureau de l’Assemblée nationale afin d’examiner les revendications. Des échanges seraient en cours pour tenter de calmer la situation et éviter toute perturbation durable du fonctionnement de l’institution.

Un haut cadre administratif a par ailleurs indiqué, sous anonymat, que le gouvernement serait saisi de la question afin d’envisager une harmonisation salariale dans le cadre des réformes en cours dans la fonction publique parlementaire.

Cette tension au Palais du Peuple intervient dans un contexte où plusieurs services publics du pays connaissent également des mouvements de grogne sociale, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice. Les agents de l’État dénoncent de manière récurrente la non-application des barèmes salariaux convenus et la précarité de leurs conditions de travail.

Alors que le pays traverse une conjoncture économique difficile, cette nouvelle manifestation met en lumière la pression sociale croissante qui pèse sur les institutions publiques. Le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas encore publié de communiqué officiel à ce sujet.

Par Coco Kingson Cabamba

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