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Christian Bosembe met en garde les médias et annonce le retrait des fréquences liées aux réseaux terroristes

Le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Christian Bosembe, a publié samedi une déclaration solennelle qui fait déjà grand bruit dans le paysage médiatique congolais. Dans un message d’une rare fermeté, le numéro un de l’organe de régulation des médias a annoncé son intention de saisir la plénière du CSAC pour retirer les fréquences à tous les médias appartenant directement ou indirectement à des personnes affiliées à des groupes terroristes.

Une mise en garde sans ambiguïté

Dans sa communication, Christian Bosembe a pris un ton grave, appelant à la vigilance et à la responsabilité de tous les acteurs du secteur médiatique :

« À mon initiative, et avec l’appui du Bureau du Conseil que je solliciterai, nous saisirons la plénière afin de retirer les fréquences à tous les médias appartenant directement ou indirectement à des personnes affiliées à des groupes terroristes. »

Le président du CSAC a également mis en garde les médias nationaux et étrangers contre toute tentative d’offrir une plateforme de communication aux groupes armés ou terroristes :

« Il est formellement interdit d’offrir une tribune, sous quelque prétexte que ce soit, à ceux qui sèment la mort, la peur et la désolation dans notre pays. Donner la parole aux terroristes, c’est trahir la République. »

Liberté de la presse et responsabilité patriotique

S’il réaffirme l’attachement du CSAC à la liberté d’expression, Christian Bosembe souligne qu’elle ne saurait être confondue avec la liberté de nuire.

« Aucune excuse ne sera tolérée. Aucun plaidoyer ne sera recevable », a-t-il insisté, invitant les dirigeants des médias à faire preuve de patriotisme et d’éthique.

Il a appelé les patrons de presse à vérifier la composition de leurs structures de gestion et à écarter tout actionnaire ou partenaire suspecté de liens avec des réseaux terroristes :

« Nous ne pouvons pas permettre que la parole meurtrière se cache derrière le masque du journalisme. »

Le CSAC en état d’alerte face à la menace sécuritaire

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une intensification des violences dans l’Est de la RDC, où plusieurs groupes armés continuent de semer la terreur parmi les populations civiles.
Face à ce climat tendu, Christian Bosembe a assuré que le CSAC demeurera vigilant et qu’aucune faiblesse ne sera tolérée face à ceux qui cherchent à saper la stabilité du pays :

« La République ne saurait fléchir aux caprices de ceux qui détruisent ses enfants et profanent ses villages. Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC. »

Une déclaration qui divise mais qui marque les esprits

Cette prise de position forte du président du CSAC suscite déjà de vives réactions dans les milieux journalistiques. Si certains saluent une mesure de salubrité morale et patriotique, d’autres redoutent un risque de dérive vers une restriction excessive de la liberté de la presse.

Quoi qu’il en soit, Christian Bosembe a clairement tracé la ligne rouge : aucun média ne doit devenir un instrument de propagande pour les ennemis de la paix et de la République.

Rédaction : VictoriaNews.online

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