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Kinshasa : Geckocko saisit la justice contre le député Willy Bakonga

 Une intervention musclée impliquant un député et des forces militaires dans le quartier Kingabwa à Limete a dégénéré en violences, faisant plusieurs blessés par balle. Le sénateur Mulumba Kongolo wa Kongolo Gérard a déposé plainte contre le député Reagan Bakonga et des militaires pour une série de faits graves.


Mercredi 16 octobre 2025, vers 10 heures, au croisement des avenues Congo-Japon et Kulumba, une altercation violente aurait éclaté entre des partisans du député Reagan Bakonga et la population civile. Le sénateur Mulumba Kongolo, qui s’apprêtait à lancer des travaux de réhabilitation dans le cadre du projet présidentiel TSHILEJELU, accuse le parlementaire d’avoir conduit une expédition punitive.


Selon la plainte, le député Bakonga serait arrivé sur les lieux escorté par deux jeeps transportant des éléments du Génie militaire et de la Police militaire, commandés par le Lieutenant-Colonel Anny Mbombo. Ils étaient accompagnés d’environ cinquante partisans de l’AREP, le parti politique du député.

Le groupe aurait procédé à la destruction d’un marché en construction et s’en serait pris aux biens des citoyens présents. La situation aurait dégénéré lorsque les militaires ont ouvert fire à bout portant sur la foule.


Plus de sept personnes ont été atteintes par balles et admises en urgence à l’Hôpital Militaire Général de Camp Kokolo ainsi que dans d’autres structures sanitaires de Limete. L’état des victimes n’a pas été précisé.


Me Alain Ngandu Tshimanga, avocat du sénateur, s’indigne : “Comment est-ce possible qu’une unité militaire accompagne un député dans ses dérives politiques et tire sur la population civile ?”. La plainte dénonce des faits d’incitation des militaires, dissipation de munitions, extorsion et coups et blessures volontaires.


Les avocats affirment avoir joint une clé USB contenant des images des événements à leur plainte. Le dossier a été transmis à plusieurs hautes autorités dont les présidents des deux chambres du parlement et les ministres de l’Intérieur et de la Défense.

L’Auditeur général des FARDC est désormais saisi de cette affaire qui mêle enjeux politiques et emploi controversé de la force militaire.

Par Coco Kingson Cabamba

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