
Le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé, ce mardi, la levée de la suspension temporaire de la délivrance de plusieurs documents administratifs. Cette mesure, instaurée le 29 septembre dernier par le communiqué n°002/CAB/ME/MIN/J&GS/2025, avait suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et parmi les usagers de l’administration judiciaire.
Dans son communiqué officiel n°005, signé par le Ministre d’État Guillaume Ngefa Atondoko Andali, le ministère précise que cette décision intervient « à la suite d’une évaluation juridique approfondie » et de la mise en place de nouveaux mécanismes garantissant la régularité, la transparence et la traçabilité dans le traitement des requêtes administratives.
Le Ministère de la Justice indique avoir entrepris une série de réformes internes destinées à renforcer la rigueur et la légalité dans la délivrance des actes publics.
Ces ajustements visent à moderniser les procédures et à rétablir la confiance entre l’administration et les citoyens, dans un contexte où plusieurs dysfonctionnements avaient été constatés dans la gestion de certains dossiers.
« Les services compétents sont instruits de reprendre immédiatement leurs activités selon les nouvelles directives internes et dans le respect des lois de la République », peut-on lire dans le communiqué.
Autre point clé de cette annonce : la suppression de l’obligation de détenir un permis de culte.
Se fondant sur l’article 22 de la Constitution, le Ministre de la Justice estime que cette mesure n’a plus de base légale et qu’elle portait atteinte à la liberté de religion et à la sécurité juridique.
Cette disposition, désormais abrogée, constitue un pas important vers une meilleure protection des libertés fondamentales garanties par la loi fondamentale de la République démocratique du Congo.
En conclusion, le Ministre Guillaume Ngefa Atondoko Andali a tenu à réaffirmer la détermination de son ministère à poursuivre les réformes structurelles engagées dans le secteur de la justice.
L’objectif, selon lui, est clair : « renforcer la transparence, la rigueur et la légalité dans la gestion administrative et la délivrance des actes publics ».
Cette décision marque une nouvelle étape dans la modernisation du système administratif congolais, plaçant la justice au cœur des efforts de bonne gouvernance et de crédibilité institutionnelle.
Par Coco Kingson Cabamba



