
Dans une atmosphère empreinte de solennité, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, ancien président de l’Assemblée nationale, a annoncé ce jeudi sa candidature officielle à la présidence de la chambre basse du Parlement congolais. L’homme d’État, connu pour son expérience et sa rigueur institutionnelle, s’est exprimé devant la presse réunis au Palais du Peuple.
« Je suis convaincu que cette chambre basse de notre pays nécessite une personne digne, intègre et serviable pour la diriger. C’est pourquoi je me porte candidat à ce poste, avec l’objectif de servir mon pays », a-t-il déclaré d’une voix ferme.
Il a ajouté que sa démarche n’était pas motivée par l’ambition personnelle, mais par un profond sens du devoir national.
« Ce n’est pas un combat pour un poste, c’est un engagement pour la République. L’Assemblée nationale doit redevenir un espace de travail, de respect et de résultats. Je veux être le garant de cette vision », a-t-il martelé, sous les applaudissements de certains élus présents.
Mboso N’Kodia a également insisté sur la nécessité de consolider la cohésion au sein de la majorité parlementaire afin de soutenir efficacement les réformes du gouvernement.
« Nos compatriotes attendent de nous des réponses concrètes. Les querelles internes n’ont jamais construit un pays. Seule l’unité autour des valeurs de la République peut garantir un avenir stable pour la nation », a-t-il affirmé.
Il a conclu son allocution par un appel à la responsabilité morale des élus :
« Être député, c’est un sacerdoce. C’est un engagement envers le peuple. Je tends la main à tous mes collègues, sans distinction, pour bâtir ensemble une Assemblée nationale digne, moderne et exemplaire. »
À 83 ans, Christophe Mboso N’Kodia reste une figure incontournable de la scène politique congolaise. Ancien président de l’Assemblée nationale de 2021 à 2024, il fut un acteur clé dans la période de recomposition politique ayant suivi la création de l’Union sacrée de la Nation.
Sa candidature intervient alors que plusieurs ténors de la majorité cherchent à imprimer un nouveau souffle à la direction du Parlement. Certains y voient le retour d’un homme d’expérience, d’autres estiment qu’il est temps de laisser place à une nouvelle génération de dirigeants.
Un député de la majorité, joint par Victoria News, résume le dilemme actuel :
« Mboso est un homme d’État expérimenté et respecté, mais la jeunesse parlementaire aspire à une alternance. L’enjeu, c’est de concilier sagesse et renouveau. »
L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale est prévue dans les prochains jours. Elle s’annonce déterminante pour l’équilibre institutionnel du pays, à la veille d’importantes réformes législatives.
La victoire de Christophe Mboso dépendra largement des arbitrages au sein de l’Union sacrée et des alliances parlementaires en construction. Mais quel qu’en soit le résultat, son discours du jour a déjà marqué le retour d’une voix expérimentée dans l’arène politique nationale.
Rédaction : Victoria Media Coco Kingson



