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 Eugene Diomi Ndongala salue la création d’une commission d’enquête internationale sur les Kivus comme “une victoire pour les victimes”

 La nomination par les Nations Unies des membres d’une Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été accueillie avec une “profonde reconnaissance” par Eugene Diomi Ndongala, Président de la Démocratie Chrétienne (DC). Dans un communiqué vigoureux publié ce mercredi, le leader politique congolais y voit un “pas décisif” vers la fin de l’impunité qui règne dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Une lueur d’espoir dans les ténèbres

Cette commission, mandatée pour enquêter sur les violations flagrantes des droits humains – incluant les exécutions sommaires, les viols massifs, les déplacements forcés et les crimes contre l’humanité – est présentée par M. Diomi comme la concrétisation d’une longue lutte. “C’est une victoire pour les millions de victimes congolaises qui crient justice depuis des années”, a-t-il déclaré, soulignant que les familles brisées et les communautés dévastées “ne seront plus condamnées au silence”.

Le président national de la DC estime que cette initiative arrive à un “moment critique”, faisant référence à l’escalade des hostilités en janvier 2025 qui a transformé les provinces de l’Est en un “théâtre de barbarie inqualifiable”.

Une attente claire : des sanctions et des poursuites

Au-delà de la simple documentation des faits, Eugene Diomi Ndongala émet une attente explicite : celle de voir cette enquête “ouvrir la voie à des sanctions internationales fermes et ciblées”. Il désigne nommément les responsables des atrocités selon lui : “les forces d’occupation rwandaises, les rebelles du M23 et tous les acteurs qui orchestrent cette agression contre la souveraineté de la RDC”.

Pointant directement la responsabilité du Rwanda, qu’il accuse de “soutenir ouvertement ces milices”, il lance un appel sans équivoque : “L’heure de la reddition de comptes a sonné !”

Un appel à l’action pour la communauté internationale

Le communiqué presse la communauté internationale de transformer les preuves recueillies par la commission en actes concrets. M. Diomi en appelle spécifiquement au Conseil de sécurité de l’ONU et à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour qu’ils mettent en œuvre des mesures coercitives telles que le “gel d’avoirs, interdictions de voyage et poursuites judiciaires” contre les individus et entités identifiés comme responsables.

Il a également lancé un appel à une “coopération totale” avec la commission, au nom de tous les “congolais sensibles à la grave situation des droits humains en RDC”.

Un catalyseur pour une nouvelle ère ?

Eugene Diomi Ndongala conclut son propos sur une note d’espoir teintée de lassitude, dépeignant le peuple congolais comme “résilient, mais épuisé par le sang versé”. Il exprime le vœu que le travail des experts Arnauld Akodjenou, Maxine Marcus et Clément Nyaletsossi Voylé “illumine les corridors obscurs de la terreur” et soit le “catalyseur d’une ère nouvelle, où l’impunité cède enfin la place à la justice” dans la région des Grands Lacs.

Par la rédaction

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