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Débat politique : Jean-Marc Kabund tacle Tshisekedi, la réplique tranchante de Coco Kingson

Dans une déclaration qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, Jean-Marc Kabund, président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch), a lancé une pique directe au Chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo :

« Moi, à la place de Tshisekedi, j’aurais honte de dénoncer un petit pays comme le Rwanda. »

Une phrase qui a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Parmi celles-ci, la réaction du journaliste et analyste politique Coco Kingson, responsable de la maison de presse en ligne VictoriaNews, se distingue par sa profondeur et sa rigueur analytique.

Réagissant aux propos de l’ancien président intérimaire de l’UDPS, Coco Kingson estime que Jean-Marc Kabund fait preuve de légèreté dans son appréciation du Rwanda.

« Lorsque Monsieur Jean-Marc Kabund qualifie le Rwanda de petit pays, il devrait d’abord préciser s’il parle de sa taille géographique ou de sa puissance militaire », a déclaré l’analyste politique congolais.

Selon lui, si Kabund se base uniquement sur la superficie, sa lecture est « totalement erronée ».

« La France est plus petite que la RDC – environ quatre fois moins vaste – mais elle demeure une puissance militaire mondiale. De même, la Belgique, près de 80 fois plus petite que le Congo, reste influente sur le plan international. »

Coco Kingson rappelle que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à sa superficie, mais à la solidité de ses institutions, notamment son armée.

« Bien que la RDC soit mieux classée que le Rwanda dans les indices militaires mondiaux, Kigali, sous la direction de Paul Kagame, a su organiser et professionnaliser son armée. Pendant ce temps, la nôtre a été affaiblie par le brassage, le mixage et les infiltrations, souvent encouragés par certains acteurs congolais et des puissances étrangères. »

L’analyste rappelle également qu’à l’époque du maréchal Mobutu, où les forces armées zaïroises étaient encore bien structurées, elles n’avaient pas réussi à résister efficacement à la montée du Front Patriotique Rwandais (FPR).

« Faut-il rappeler à Jean-Marc Kabund que l’armée zaïroise avait même pu récupérer le corps du président Habyarimana, abattu dans un crash d’avion, sans rencontrer la moindre résistance du FPR ? »

En conclusion, Coco Kingson pointe du doigt l’origine historique de la fragilisation de l’armée congolaise :

« Le véritable déclin de notre armée a commencé avec l’entrée de l’AFDL en 1997 et la nomination de James Kabarebe, un officier rwandais, à la tête des forces armées congolaises. Cela a ouvert la voie à une infiltration systématique et à une perte de souveraineté militaire. »

Pour Coco Kingson, réduire le Rwanda à un “petit pays” témoigne d’un manque d’analyse géostratégique. Le débat, selon lui, ne devrait pas se limiter à une comparaison de taille, mais porter sur la capacité d’un État à structurer ses institutions, à former ses cadres et à défendre son territoire.

« Le Congo doit cesser de se mesurer aux autres par l’étendue de son territoire et commencer à se reconstruire par la rigueur, la discipline et la vision nationale », conclut l’analyste et responsable de VictoriaNews.

La Rédaction

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