
Une opération militaire d’une intensité rarement observée dans l’Est de la République démocratique du Congo a été lancée tôt ce matin contre plusieurs positions du mouvement rebelle M23. Selon des sources sécuritaires, les forces armées ont mobilisé des hélicoptères d’attaque ainsi que des avions de combat Sukhoi Su-25, qui ont mené des frappes simultanées dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
Les raids aériens ont particulièrement ciblé les zones de Kilungutwe, Kasika et Tubimbi, considérées par les autorités comme des couloirs logistiques et des zones de repli du M23.
Plusieurs témoins affirment avoir entendu « des détonations successives et extrêmement puissantes », confirmant l’ampleur de l’opération.
Des sources locales rapportent d’importantes pertes dans les rangs rebelles. Selon ces témoignages, plus de 260 combattants auraient été neutralisés, parmi lesquels figureraient des officiers de l’armée rwandaise opérant aux côtés du M23. Ces chiffres restent encore à confirmer officiellement, mais concordent avec les informations recueillies auprès de plusieurs acteurs présents dans le secteur.
Au même moment, les FARDC et les forces d’autodéfense Wazalendo ont lancé des offensives terrestres coordonnées pour reprendre le contrôle du terrain et couper les lignes de ravitaillement de la rébellion.
Les forces loyalistes avancent notamment sur les axes stratégiques permettant de relier le Sud-Kivu au Nord-Kivu, un couloir vital pour le M23.
Un officier des FARDC, sous couvert d’anonymat, indique que les opérations « se déroulent conformément au plan de neutralisation progressive des bastions ennemis » et que les frappes aériennes ont offert « un avantage décisif pour désorganiser les unités rebelles ».
Face à la recrudescence des attaques du M23 au cours des derniers mois, plusieurs experts en sécurité estiment que les stratégies de désescalade et de cessez-le-feu ne sont « plus viables ».
Selon eux, la seule option réaliste pour rétablir l’ordre implique une intensification des opérations militaires, combinant les forces aériennes, terrestres et les renseignements tactiques.
L’escalade actuelle pourrait cependant raviver les tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali, alors que la RDC accuse régulièrement le Rwanda de soutenir et d’équiper le M23 — accusations que Kigali continue de nier.
Si les opérations militaires se poursuivent, les ONG locales craignent un déplacement massif de civils dans les semaines à venir. Les localités touchées par les bombardements abritent déjà des familles déplacées venues d’autres zones de conflit.
Les autorités provinciales du Sud-Kivu appellent la population à rester vigilante et à signaler toute présence suspecte afin d’éviter des infiltrations rebelles dans les zones civiles.


