Accueil / Sécurité / Kamanyola en flammes : les FARDC dénoncent la nouvelle agression rwandaise

Kamanyola en flammes : les FARDC dénoncent la nouvelle agression rwandaise

De nouveaux affrontements ont éclaté ce mercredi entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo, et l’armée rwandaise sur l’axe Kamanyola ainsi que sur les collines surplombant la localité de Rubarika, dans le territoire de Walungu.

Dans un communiqué préliminaire, l’armée congolaise a fermement dénoncé la reprise des hostilités attribuées à ce qu’elle qualifie de provocations répétées de l’armée rwandaise dans cette zone sensible du Sud-Kivu.

Aux premières heures de la journée, les FARDC et les Wazalendo ont lancé une opération militaire visant à reprendre la cité frontalière de Kamanyola, point stratégique entre la RDC et le Rwanda.
Des frappes ciblées ont été enregistrées sur l’axe Katogota, permettant aux forces congolaises d’avancer progressivement vers les positions contrôlées par les troupes rwandaises.

Les combats se sont ensuite intensifiés sur plusieurs hauteurs dominant Rubarika, où chaque camp tente de s’assurer un avantage tactique.

En réaction immédiate à l’escalade sur le terrain, le Rwanda a fermé sa frontière de Kamanyola–Bugarama, paralysant les mouvements civils et commerciaux entre les deux pays.
Une décision perçue par plusieurs observateurs comme un signe supplémentaire de tension dans une région déjà marquée par des années d’instabilité.

Dans sa communication, le porte-parole régional des FARDC affirme que ces attaques constituent une nouvelle violation flagrante de la souveraineté de la RDC.
Les FARDC assurent qu’elles « ne se laisseront pas intimider » et qu’elles poursuivront leurs opérations pour sécuriser Kamanyola et ses environs.

Kinshasa appelle également la communauté internationale à condamner ce qu’elle qualifie d’agression rwandaise et à exercer une pression diplomatique sur Kigali afin de prévenir une escalade régionale.

En fin d’après-midi, plusieurs localités proches de la frontière demeuraient sous fortes tensions, les combats se poursuivant de façon sporadique.
Aucune évaluation officielle des pertes de chaque camp n’a encore été rendue publique.

Victorianews reste mobilisé et fournira d’autres mises à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles.

Par Coco Kingson Cabamba

Laisser un commentaire