
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont mené, ces derniers jours, une opération de ratissage d’envergure contre les insurgés Mobondo dans le village Bolingo, situé dans la commune urbano-rurale de Maluku, à l’est de Kinshasa. Cette intervention militaire a permis la récupération d’un important arsenal de guerre et la neutralisation de plusieurs combattants rebelles.
Un arsenal significatif saisi
Selon des sources militaires, l’opération a abouti à la saisie de 35 armes à feu, dont :
- Six fusils d’assaut de type AK,
- Vingt-neuf armes de calibre 12, souvent utilisées lors d’attaques contre les populations civiles et les positions des forces de sécurité.
Ce matériel, présenté comme preuve lors de la communication officielle de l’armée, confirme la capacité de nuisance du groupe Mobondo, longtemps perçu comme une milice locale faiblement équipée.
Quinze insurgés neutralisés
Au cours des affrontements, quinze combattants Mobondo ont été neutralisés, affaiblissant significativement les capacités opérationnelles de ce mouvement armé dans cette zone stratégique aux portes de la capitale congolaise.
Toutefois, cette victoire militaire s’est accompagnée de pertes humaines du côté loyaliste. Cinq militaires FARDC ont perdu la vie, touchés par des tirs ennemis lors des combats.
Mobondo, une rébellion structurée
Pour le commandement militaire, ces pertes confirment une réalité préoccupante. Le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole des opérations Ngemba, a indiqué que le groupe Mobondo ne peut plus être considéré comme une simple milice communautaire.
« Les moyens militaires récupérés et la résistance opposée à nos troupes démontrent clairement que Mobondo est aujourd’hui une rébellion structurée, disposant d’armes de guerre et d’une organisation militaire », a-t-il déclaré lors d’un échange avec la presse.
Cette déclaration marque un tournant dans l’appréciation sécuritaire du phénomène Mobondo, dont les actions violentes ont déjà causé d’importants déplacements de populations et des pertes civiles dans plusieurs zones du Grand Bandundu et de Kinshasa rural.
Poursuite des opérations
Les FARDC assurent que les opérations se poursuivent dans la zone de Maluku et ses environs. L’objectif, selon l’état-major, est de démanteler totalement les réseaux Mobondo, sécuriser durablement les villages affectés et permettre le retour progressif des populations déplacées.
L’armée appelle par ailleurs la population à collaborer avec les forces de sécurité, notamment en dénonçant toute présence suspecte ou mouvement des groupes armés.
Un enjeu sécuritaire majeur aux portes de Kinshasa
Cette opération intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la capitale, où les autorités redoutent toute extension de l’insécurité vers les zones urbaines. La neutralisation des foyers armés à Maluku est donc perçue comme une priorité stratégique pour la stabilité de Kinshasa et de ses environs.
Par Coco Kingson Cabamba


