
Un incendie d’une rare gravité s’est déclaré dans la nuit de lundi à mardi à l’Hôpital Général de Référence (HGR) de Masisi, en province du Nord-Kivu. Médecins Sans Frontières (MSF), organisation partenaire dans la gestion de la structure, a confirmé le décès de quatre patients, parmi lesquels trois enfants, à la suite de ce sinistre survenu dans l’enceinte hospitalière.
Selon les premières informations communiquées par MSF, le feu s’est propagé rapidement durant la nuit, obligeant les équipes médicales à procéder, dans l’urgence, à l’évacuation des patients hospitalisés. Malgré la mobilisation du personnel soignant et des secours, quatre patients n’ont pas survécu. Les circonstances exactes de ces décès restent à préciser, dans un contexte marqué par la panique et les conditions difficiles d’évacuation nocturne.
Les autorités sanitaires locales et MSF indiquent que l’incendie serait consécutif à un dysfonctionnement du système électrique. Le sinistre a provoqué d’importants dégâts matériels, notamment la destruction du garage de l’hôpital ainsi que du réseau électrique interne, compromettant temporairement certaines capacités opérationnelles de l’établissement.
Toutefois, grâce à l’intervention rapide des équipes de secours, le feu a pu être maîtrisé avant d’atteindre les salles d’hospitalisation, évitant ainsi un bilan humain plus lourd. Dès les premières heures de la matinée, des dispositions ont été prises pour sécuriser les lieux et réorganiser les services essentiels.
MSF précise que, malgré l’ampleur des dégâts, l’HGR de Masisi est de nouveau opérationnel. Les patients évacués durant la nuit ont pu regagner, ce matin, les salles de soins, et la prise en charge médicale a progressivement repris, dans des conditions jugées acceptables par les équipes sur place.
Une enquête a été annoncée afin de déterminer avec précision les causes de l’incendie et d’évaluer les responsabilités éventuelles. Les résultats de cette investigation devraient permettre de renforcer les mesures de sécurité, notamment en matière d’installations électriques, dans un contexte où les infrastructures sanitaires du Nord-Kivu sont déjà fragilisées par l’insécurité et le manque de ressources.
Ce drame remet en lumière la vulnérabilité des structures de santé dans l’est de la République démocratique du Congo et la nécessité d’investissements urgents pour garantir la sécurité des patients et du personnel médical.

