
Le Collectif des Mouvements pour le Changement, Forces de Défense du Peuple (CMC/FDP), a publié ce vendredi un communiqué officiel dans lequel il rejette avec vigueur les accusations formulées à son encontre par l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), lesquelles l’accusent d’attaques contre des civils dans les environs de Nyanzale, en chefferie de Bwito, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans ce document référencé Communiqué de presse n°003/CMC/FDP/2026, le CMC/FDP affirme avoir accueilli ces accusations avec « vive surprise et profonde indignation », estimant qu’elles sont infondées, partielles et gravement attentatoires à son image, à sa mission et aux principes qu’il défend depuis sa création.
Un démenti catégorique
Le mouvement armé affirme n’avoir jamais ciblé ni attaqué des civils, ni incendié des habitations dans les zones sous sa responsabilité. Il soutient que sa vision et son engagement ont toujours été orientés vers la protection des populations civiles, la défense de l’intégrité territoriale de la RDC et la résistance face aux forces qu’il qualifie d’agression opérant sur le sol congolais.
Selon le CMC/FDP, les civils mentionnés dans le communiqué de MSF auraient été utilisés comme boucliers humains par les forces RDF/AFC-M23, notamment dans les villages de Kitunda, Ngoroba et Kiyeye, une pratique qu’il condamne fermement, la qualifiant de violation grave du droit international humanitaire.
Mise en cause de la neutralité de MSF
Le communiqué va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme une sélectivité préoccupante dans la communication de MSF. Le CMC/FDP affirme que, depuis plusieurs années — et particulièrement depuis 2021 —, des massacres de civils, déplacements forcés et autres violences attribués au RDF/AFC-M23 auraient été commis dans des zones sous son contrôle ou son influence, sans condamnation publique équivalente de la part de MSF.
Cette situation, selon le mouvement, soulève de « sérieuses interrogations » quant à la neutralité et à l’impartialité revendiquées par l’organisation humanitaire.
Contexte des affrontements récents
Le CMC/FDP explique que lors des affrontements récents, les combattants du RDF/AFC-M23 auraient délibérément mêlé des civils à leurs manœuvres militaires afin d’attaquer ses positions. Dans ce contexte, le mouvement affirme n’avoir exercé que son droit légitime à la défense, tout en reconnaissant le caractère tragique des pertes civiles survenues.
Il rejette toutefois toute tentative d’attribution de responsabilité à ceux qui, selon lui, défendent leurs communautés contre une force d’agression.
Appel à rectification et au professionnalisme
Le mouvement déplore également que MSF ait publié un tel communiqué sans avoir préalablement cherché à recueillir sa version officielle, une démarche qu’il juge contraire aux principes d’équilibre, de rigueur et de responsabilité en matière de communication humanitaire.
En conclusion, le CMC/FDP appelle Médecins Sans Frontières à faire preuve de neutralité, d’objectivité et de professionnalisme, et à corriger publiquement les informations qu’il estime erronées.
Le communiqué est signé par Me Héritier Donald Gashegu, porte-parole du CMC/FDP, et a été rendu public à Mashango, le 23 janvier 2026.


