Accueil / Politique / Le DG de l’OCC accusé d’avoir instauré un système parallèle de contrôle des importations

Le DG de l’OCC accusé d’avoir instauré un système parallèle de contrôle des importations

Le Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Étienne Tshimanga Mutombo, se retrouve au centre d’une controverse administrative et financière majeure. Il est formellement accusé par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, d’avoir mis en place un système informatique parallèle de contrôle des importations, en marge du dispositif officiel de l’État, occasionnant des pertes estimées à plusieurs milliers de dollars américains pour le Trésor public au cours de l’année 2025.

Des accusations lourdes aux conséquences financières graves

Selon une lettre officielle adressée au concerné par le ministre du Commerce extérieur, le système incriminé aurait permis le traitement et la validation de certaines opérations d’importation en dehors des circuits réglementaires, privant ainsi l’État congolais de recettes normalement perçues à travers les mécanismes légaux de contrôle, de certification et de taxation.

Le ministre Julien Paluku évoque des manquements graves aux procédures en vigueur, soulignant que l’OCC, en tant qu’établissement public stratégique, joue un rôle central dans la sécurisation des échanges commerciaux, la protection des consommateurs et la mobilisation des recettes publiques. Toute dérive dans ce secteur est donc susceptible d’affecter directement l’économie nationale.

Ouverture d’une procédure disciplinaire

Face à la gravité des faits reprochés, le ministre du Commerce extérieur a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre du Directeur général de l’OCC. Dans sa correspondance, il accorde à Étienne Tshimanga Mutombo un délai de vingt (20) jours pour présenter sa défense écrite, fournir des explications détaillées et produire tout élément susceptible d’éclairer l’autorité de tutelle.

Cette démarche s’inscrit dans le respect des règles administratives et du principe du contradictoire, conformément aux textes régissant les établissements publics de l’État.

Enjeux de gouvernance et de transparence

Cette affaire intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée du gouvernement de renforcer la gouvernance, de lutter contre les circuits parallèles et de maximiser la mobilisation des recettes publiques, notamment dans le secteur du commerce extérieur, souvent exposé aux pratiques frauduleuses.

Pour plusieurs observateurs, ce dossier pourrait constituer un test majeur de crédibilité pour les réformes engagées dans les entreprises publiques, en particulier celles ayant un impact direct sur les finances de l’État.

Une affaire suivie de près

À ce stade, aucune réaction officielle du Directeur général de l’OCC n’a encore été rendue publique. L’issue de cette procédure disciplinaire pourrait aboutir, selon les conclusions, à des sanctions administratives, voire à des poursuites judiciaires si des faits infractionnels venaient à être établis.

La rédaction continuera de suivre de près l’évolution de cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et des milieux économiques.

Par Coco Kingson Cabamba

Laisser un commentaire