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Insecticide « Sni.per » : Christelle Vuanga lance l’alerte sur un danger sanitaire majeur

Une alerte sanitaire majeure vient d’être lancée concernant la commercialisation et l’utilisation de l’insecticide communément appelé « Sni.per », un produit largement répandu sur certains marchés locaux malgré les risques graves qu’il fait peser sur la santé humaine et l’environnement.

Face à cette situation préoccupante, une question écrite a été officiellement adressée au Ministre de la Santé, afin d’obtenir des clarifications urgentes sur les mesures prises — ou à prendre — contre la circulation de ce produit hautement toxique.

🔬 Un produit à base de dichlorvos, substance hautement dangereuse

Selon les informations disponibles, l’insecticide « Sni.per » contient du dichlorvos, un organophosphoré reconnu pour sa toxicité aiguë. Cette substance est connue pour provoquer des intoxications sévères, pouvant affecter le système nerveux, entraîner des troubles respiratoires graves et, dans certains cas, conduire à la mort en cas d’exposition prolongée ou mal contrôlée.

Le dichlorvos est également identifié comme un polluant dangereux pour l’environnement, affectant les insectes non ciblés, la faune aquatique et la chaîne alimentaire.

🚫 Interdit ou strictement réglementé à l’international

En raison de ces dangers avérés, le dichlorvos est interdit ou strictement réglementé dans plusieurs pays et régions du monde, notamment :

  • La France
  • L’Union européenne
  • La Gambie, entre autres États africains

Ces décisions reposent sur des études scientifiques et des recommandations d’organisations internationales de santé, qui soulignent les risques élevés d’intoxication, notamment dans les ménages, les marchés et les zones densément peuplées.

⚠️ Une circulation persistante malgré les risques

Malgré ces interdictions à l’étranger, le produit continue de circuler librement dans certains marchés, souvent vendu sans étiquetage clair, sans notice de sécurité et sans contrôle sanitaire rigoureux. Cette situation expose particulièrement :

  • Les ménages,
  • Les enfants,
  • Les vendeurs informels,
  • Et les utilisateurs non avertis,

à des dangers évitables, dans un contexte où l’information et la prévention restent insuffisantes.

🏛️ Une interpellation pour un encadrement strict et des contrôles renforcés

À travers cette démarche parlementaire, l’objectif est clair : attirer l’attention des autorités sanitaires sur l’urgence d’un encadrement rigoureux de la commercialisation des insecticides dangereux.

Parmi les mesures attendues figurent notamment :

  • Le renforcement des contrôles aux frontières et sur les marchés,
  • La réglementation stricte des produits contenant du dichlorvos,
  • La sensibilisation du public sur les risques sanitaires liés à ces substances,
  • Et, le cas échéant, le retrait pur et simple de ces produits du circuit commercial.

🩺 La santé publique comme priorité absolue

Dans un contexte où les défis sanitaires restent nombreux, la protection de la vie humaine et de la santé publique doit demeurer une priorité absolue. La lutte contre les nuisibles ne saurait se faire au détriment de la sécurité des populations.

Cette alerte relance ainsi le débat sur la responsabilité collective — autorités, commerçants et consommateurs — face à l’utilisation de produits chimiques dangereux, et sur la nécessité d’une action rapide pour prévenir des drames sanitaires silencieux.

Par Coco Kingson Cabamba

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