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Kinshasa : Arrestation de Willy Mihigo, frère de Laurent Nkunda

Le lieutenant-colonel Willy Mihigo, également connu sous les alias Seco ou Secoper, a été interpellé par les services de la Maison militaire à la Cité de l’Union africaine (OUA), selon plusieurs sources concordantes proches des milieux sécuritaires.

Officier en disponibilité relevant de l’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), Willy Mihigo est une figure connue dans les cercles militaires et politico-sécuritaires. Il est notamment identifié comme le plus jeune frère de Laurent Nkunda, ancien chef rebelle du RCD-CNDP, mouvement à l’origine d’une des plus importantes rébellions armées dans l’Est du pays au cours des années 2000.

Un profil au cœur des réseaux sécuritaires sensibles

Ancien cadre du renseignement militaire, à l’époque de l’ex-Demiap (Détection militaire des activités anti-patrie), Willy Mihigo a longtemps évolué dans les sphères stratégiques de la sécurité nationale. Plusieurs sources indiquent également qu’il serait proche de Patrick Sasa Nzita Lusala, personnalité controversée dans les milieux sécuritaires.

Son nom est aussi cité dans les réseaux relationnels du lieutenant-colonel Justin Bahati, arrêté depuis le 15 février 2025 dans un contexte de tensions sécuritaires accrues liées à la situation dans l’Est de la RDC.

Un passé judiciaire controversé

Toujours selon les mêmes sources, Willy Mihigo aurait quitté la prison militaire de Ndolo après y avoir été détenu pour des faits liés à son ralliement présumé au mouvement rebelle M23, à la suite de la prise de Goma par ce groupe armé.

Ces éléments, s’ils sont confirmés, replacent son arrestation dans un environnement sécuritaire particulièrement sensible, marqué par la persistance des activités du M23 et les efforts des autorités congolaises pour démanteler les réseaux de soutien internes présumés aux groupes armés actifs dans le Nord-Kivu.

Silence officiel

À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par la Maison militaire, l’état-major général des FARDC ou le ministère de la Défense concernant les motifs exacts de cette interpellation.

L’absence d’informations formelles alimente les spéculations au sein de l’opinion publique et des milieux politico-militaires, alors que le contexte sécuritaire demeure fragile.

Cette arrestation intervient dans un climat où les autorités multiplient les actions de contrôle et de surveillance interne, dans le but affiché de renforcer la discipline militaire et d’endiguer toute infiltration ou collusion avec des mouvements armés opérant à l’Est du pays.

Par la rédaction

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