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Panique à Goma après le déploiement présumé de systèmes de brouillage par l’armée rwandaise

La tension sécuritaire continue de monter dans l’est de la République démocratique du Congo. Des sources sécuritaires rapportent le déploiement de plusieurs systèmes de brouillage et de spoofing de signaux attribués aux forces armées rwandaises, une manœuvre technologique qui aurait provoqué une vive inquiétude dans la région de Goma, au Nord-Kivu.

Selon ces informations, trois dispositifs électroniques sophistiqués auraient été installés à proximité de la frontière congolaise afin de perturber les communications et les systèmes de navigation, dans un contexte de combats persistants entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), que Kinshasa accuse d’être soutenue par Rwanda Defence Force.

Trois systèmes de brouillage identifiés dans la région

D’après les mêmes sources, le premier système de spoofing aurait été installé sur une colline surplombant la ville rwandaise de Gisenyi, à moins de trois kilomètres de la frontière avec la RDC. Cette position stratégique permettrait d’interférer directement avec les communications et les systèmes de navigation utilisés autour de Goma.

Un second dispositif aurait été localisé à environ 500 mètres de l’aéroport de Aéroport de Kamembe, situé à l’est de Bukavu.

Enfin, un troisième système aurait été détecté à Kanyabayonga, dans le territoire congolais, une zone régulièrement touchée par les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés.

Des perturbations qui affectent les opérations militaires

Les effets de ces dispositifs technologiques auraient déjà été ressentis sur le terrain. Des pilotes de chasse congolais auraient rencontré d’importantes difficultés à manœuvrer les avions d’attaque Sukhoi Su-25 autour de Goma, en raison d’une désorientation des systèmes de navigation GPS provoquée par ces interférences.

Ces technologies de brouillage électronique permettent notamment de perturber les communications, de fausser les coordonnées GPS ou encore de tromper les systèmes de navigation aérienne, ce qui peut compromettre des opérations militaires et de surveillance.

Un drone de la MONUSCO perdu

La mission des Nations unies en RDC, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), aurait également été affectée par ces perturbations électroniques.

Selon les mêmes informations, un drone de surveillance de la mission onusienne aurait été perdu après avoir été désorienté par ces systèmes de brouillage déployés dans la zone.

Contexte d’offensive dans le Nord-Kivu

Ces développements interviennent alors que les combats se poursuivent dans plusieurs zones stratégiques du Nord-Kivu, où les forces congolaises et leurs alliés locaux tentent de contenir l’avancée du Alliance Fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars.

Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir militairement cette coalition rebelle, ce que les autorités rwandaises continuent de démentir.

Dans ce climat de guerre hybride mêlant opérations militaires et technologies de guerre électronique, la crainte d’une nouvelle escalade autour de la ville stratégique de Goma alimente une forte psychose parmi les populations locales.

Par Coco Kingson Cabamba

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