
La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo a vivement réagi après l’attaque meurtrière survenue mercredi matin dans la ville de Goma, au Nord-Kivu. Dans un communiqué officiel, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et Chef par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Bruno Lemarquis, a fermement condamné l’escalade de la violence ayant coûté la vie à un membre du personnel onusien ainsi qu’à deux civils.
Une attaque meurtrière au cœur de Goma
Selon les informations rendues publiques par la mission onusienne, l’attaque s’est produite tôt mercredi matin dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’incident aurait impliqué l’utilisation de drones d’attaque, dont les frappes ont visé une zone résidentielle. Le bilan provisoire fait état de la mort d’un membre du personnel des Nations Unies et de deux civils congolais. Plusieurs habitations ont également subi d’importants dégâts matériels.
Dans sa déclaration, Bruno Lemarquis a dénoncé avec fermeté l’utilisation de ce type d’armes dans des zones habitées.
« Je condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes et de drones d’attaque qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations Unies. Cette escalade de la violence est profondément préoccupante », a-t-il déclaré.
Condoléances et solidarité avec les victimes
Le responsable onusien a exprimé les condoléances de la mission aux familles, aux proches et aux collègues du membre du personnel décédé. Il a également adressé un message de solidarité aux familles des civils tués dans cette attaque.
La mission des Nations Unies a salué l’engagement et le professionnalisme de ses agents déployés en RDC, soulignant leur rôle dans la protection des populations civiles et le soutien aux efforts de stabilisation dans l’est du pays.
Risque de crimes de guerre
Dans son communiqué, Bruno Lemarquis a rappelé que les attaques visant le personnel des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international, notamment en référence au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale.
Il a également insisté sur l’obligation pour toutes les parties impliquées dans le conflit de respecter le droit international humanitaire, en particulier les principes fondamentaux de distinction et de protection des populations civiles ainsi que des infrastructures civiles.
Le chef intérimaire de la MONUSCO a ainsi appelé à l’ouverture d’une enquête rapide, indépendante et crédible afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette attaque et d’identifier les responsables.
Appel urgent au cessez-le-feu
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, la mission onusienne appelle l’ensemble des acteurs impliqués dans les hostilités à mettre immédiatement fin aux violences.
Bruno Lemarquis exhorte également les parties à respecter leurs engagements relatifs au cessez-le-feu et à privilégier une solution politique à travers le dialogue, afin de garantir la protection des populations civiles.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la région du Nord-Kivu, où les affrontements entre groupes armés et forces régulières continuent d’alimenter une crise humanitaire et sécuritaire majeure.
La MONUSCO réaffirme ainsi son engagement à soutenir les efforts de paix et de stabilisation en République démocratique du Congo, tout en appelant la communauté internationale et les acteurs régionaux à renforcer leurs initiatives en faveur d’une résolution durable du conflit.



