
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’opposant politique Jean‑Marc Kabund‑a‑Kabund a lancé un appel pressant à la désescalade des tensions et à l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat. Dans une déclaration rendue publique, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a plaidé pour une solution politique durable afin de mettre fin à la guerre qui secoue la région depuis plusieurs années.
Un appel urgent pour sauver des vies
Dans son message, Jean-Marc Kabund a exprimé sa profonde inquiétude face à la multiplication des violences armées dans l’Est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Selon lui, l’escalade militaire ne fait qu’aggraver les souffrances des populations civiles déjà éprouvées par des années de conflits.
« Nous appelons à une désescalade et à un cessez-le-feu immédiat afin de préserver des vies humaines », a-t-il déclaré, soulignant que la priorité doit être donnée à la protection des civils et à la stabilisation de la région.
La solution politique au cœur de la crise
Pour le leader politique congolais, la crise sécuritaire actuelle ne pourra être résolue uniquement par des moyens militaires. Il estime que la véritable solution passe par une approche politique capable d’attaquer les racines profondes du conflit.
« Combien de fois faudra-t-il encore rappeler que la solution à cette guerre est avant tout politique ? », s’est-il interrogé, appelant les différents acteurs nationaux et internationaux à privilégier la voie du dialogue.
Jean-Marc Kabund a également exhorté les responsables politiques à faire preuve de responsabilité, estimant que l’exploitation politique des souffrances de la population congolaise constitue une erreur grave.
Mise en garde contre les calculs politiques
Dans son intervention, l’opposant a dénoncé ce qu’il qualifie de « calculs de positionnement politique à très court terme », accusant certains acteurs de tirer profit de la crise sécuritaire pour renforcer leur influence sur l’échiquier politique.
Selon lui, une telle attitude risque d’alimenter davantage l’instabilité et de retarder les perspectives de paix durable. Il a par ailleurs averti que le peuple congolais reste le véritable arbitre de l’histoire nationale.
« Le peuple finira toujours par reprendre l’initiative et renverser la situation en sa faveur », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité pour les dirigeants de rester à l’écoute des aspirations populaires.
Isoler l’agresseur et renforcer la cohésion nationale
Jean-Marc Kabund a également évoqué la dimension régionale du conflit, appelant à l’isolement diplomatique du Rwanda qu’il accuse d’agression contre la République démocratique du Congo.
Dans cette perspective, il propose l’organisation d’un dialogue politique inclusif réunissant toutes les forces vives de la nation. L’objectif serait de favoriser une réconciliation nationale permettant aux Congolais de se parler, de se pardonner et de reconstruire une cohésion nationale durable.
Préserver l’intégrité territoriale du pays
Pour l’ancien cadre de la majorité présidentielle devenu opposant, la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la dignité du peuple congolais doit constituer la priorité absolue.
Il estime qu’un dialogue sincère entre les fils et filles du Congo pourrait contribuer à renforcer l’unité nationale face aux menaces extérieures et à créer les conditions d’une paix durable dans la région.
Alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’Est du pays, l’appel de Jean-Marc Kabund intervient dans un contexte où plusieurs initiatives diplomatiques et militaires sont en cours pour tenter de ramener la stabilité dans cette partie stratégique de la République démocratique du Congo.



