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Martin Fayulu met en garde Félix Tshisekedi contre toute tentative de troisième mandat

À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Faden House, à Kinshasa, l’opposant congolais Martin Fayulu a livré un message ferme à l’endroit du président de la République Félix Tshisekedi, dénonçant toute éventuelle initiative visant à prolonger le mandat présidentiel au-delà des limites constitutionnelles.

Devant la presse et plusieurs de ses partisans, le leader de l’ECiDé a réaffirmé son attachement au respect strict de la Constitution congolaise, tout en appelant la population à demeurer vigilante face à ce qu’il considère comme des signes de dérive politique.

Dans une déclaration particulièrement remarquée, Martin Fayulu a conclu son intervention par une mise en garde directe adressée au chef de l’État :

« Nous allons barrer la route à tout projet de troisième mandat de Félix Tshisekedi, comme nous l’avons fait hier pour Joseph Kabila. »

Par cette sortie médiatique, l’opposant établit un parallèle avec les tensions politiques qui avaient marqué la fin du pouvoir de l’ancien président Joseph Kabila, accusé à l’époque par l’opposition de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà des délais constitutionnels.

Un climat politique de plus en plus tendu

Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des débats persistants autour de l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Bien qu’aucune annonce officielle relative à une modification de la Constitution n’ait été faite par le pouvoir en place, plusieurs figures de l’opposition continuent d’exprimer leurs inquiétudes quant à une possible révision des dispositions limitant le nombre de mandats présidentiels.

Martin Fayulu a également insisté sur la nécessité pour les forces politiques et la société civile de défendre les acquis démocratiques du pays. Selon lui, la souveraineté populaire et l’alternance démocratique ne doivent faire l’objet d’aucune négociation.

Au cours de cette conférence de presse, l’opposant a aussi dénoncé ce qu’il qualifie de « fragilisation progressive des institutions démocratiques », appelant les Congolais à rester mobilisés pour préserver l’ordre constitutionnel.

Silence du camp présidentiel

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté de la présidence de la République ou de l’Union sacrée de la nation à la suite des propos de Martin Fayulu.

Cette nouvelle sortie du leader de l’opposition risque néanmoins d’alimenter davantage le débat politique à l’approche des prochaines échéances électorales, dans un pays où la question du respect de la Constitution demeure particulièrement sensible.

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