Accueil / Politique / L’UDPS saisit la justice contre les auteurs des actes de vandalisme attribués à la « Force du progrès »

L’UDPS saisit la justice contre les auteurs des actes de vandalisme attribués à la « Force du progrès »

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a franchi une nouvelle étape dans sa volonté de se démarquer des actes de violence commis en son nom. Ce lundi, le parti présidentiel a officiellement déposé une plainte auprès du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, visant toute personne se réclamant de la « Force du progrès » impliquée dans des actes de vandalisme enregistrés récemment à Kinshasa ainsi que dans plusieurs autres provinces du pays.

Selon les informations communiquées par les avocats-conseils du parti, cette démarche judiciaire vise à identifier, poursuivre et sanctionner les auteurs de violences, de destructions de biens publics ou privés ainsi que de tout autre comportement contraire à la loi, même lorsqu’ils prétendent agir au nom de l’UDPS.

L’UDPS clarifie le rôle de la Force du progrès

À travers cette action, la direction du parti a tenu à préciser le statut exact de la « Force du progrès ». Selon l’UDPS, cette structure constitue une branche de la Ligue des jeunes du parti dont la mission essentielle est la mobilisation politique et citoyenne lors des activités du parti.

Les responsables du parti soulignent qu’aucune autre prérogative, notamment sécuritaire ou coercitive, n’est reconnue à cette organisation. Ils dénoncent ainsi l’existence d’individus qui utiliseraient abusivement l’étiquette de la Force du progrès pour commettre des actes répréhensibles susceptibles de ternir l’image du parti et de ses dirigeants.

Une volonté affichée de mettre fin aux dérives

Par cette plainte, l’UDPS entend envoyer un signal fort à l’opinion publique nationale. Le parti affirme ne cautionner aucune forme de violence, d’intimidation ou de justice populaire et se dit déterminé à collaborer avec les autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur les incidents enregistrés ces derniers mois.

Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs voix de la société civile et de la classe politique ont régulièrement dénoncé les agissements de certains groupes se réclamant de la Force du progrès, notamment lors de manifestations politiques ou de tensions entre acteurs institutionnels.

Un test pour la crédibilité de l’État de droit

Pour de nombreux observateurs, cette démarche pourrait constituer un test important de la volonté des institutions congolaises de faire respecter l’État de droit sans distinction d’appartenance politique. Si les enquêtes aboutissent, elles pourraient permettre d’établir clairement les responsabilités individuelles et de dissocier les actes de certains militants du fonctionnement officiel du parti présidentiel.

L’UDPS assure ainsi vouloir préserver son image et réaffirmer son attachement aux principes démocratiques, tout en laissant à la justice le soin de déterminer les responsabilités dans les différents dossiers de vandalisme signalés à travers le pays.

Rédaction : Victorianews

Laisser un commentaire