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ACAJ demande des sanctions fortes contre l’afc-m23 et ses soutiens

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a exhorté vendredi les Nations Unies à prendre des mesures fortes contre la coalition Alliance Fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23), accusés de graves violations des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Dans une déclaration publiée sur son compte X et consultée par Victorianews, l’ACAJ appelle expressément le Conseil de sécurité de l’ONU à sanctionner les dirigeants de ces mouvements armés et leurs soutiens.

« Nous recommandons aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies d’imposer des sanctions fortes aux plus hauts responsables de l’AFC-M23 et à leurs soutiens, y compris le RDF (Rwanda Defence Force) et d’autres financiers », a écrit Me Georges Kapiamba, président de l’ACAJ.

Depuis plusieurs mois, la coalition AFC-M23 multiplie les attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Des organisations de défense des droits humains, y compris l’ACAJ, documentent des exécutions sommaires, des déplacements massifs de civils, ainsi que des actes de violence sexuelle utilisés comme armes de guerre.

Pour l’ACAJ, l’impunité persistante alimente la poursuite de ces atrocités. L’organisation insiste sur l’urgence d’un signal fort de la communauté internationale à travers des sanctions ciblées contre les auteurs et leurs complices.

Cet appel intervient alors que la RDC continue de dénoncer, au niveau international, l’appui militaire et logistique présumé du Rwanda au M23. Kinshasa plaide depuis plusieurs années pour que l’ONU et ses partenaires prennent des mesures concrètes contre les soutiens régionaux et internationaux de ces groupes armés.

En s’adressant directement au Conseil de sécurité, l’ACAJ espère que la pression diplomatique et financière freinera l’expansion de l’AFC-M23 et ouvrira la voie à un retour progressif de la paix dans l’Est de la RDC.

Le M23, actif depuis plus d’une décennie, a repris les armes en 2021 en accusant le gouvernement congolais de ne pas avoir respecté les accords de paix signés en 2013. Depuis, il occupe plusieurs localités stratégiques au Nord-Kivu, malgré les opérations conjointes menées par l’armée congolaise et ses partenaires. Kinshasa accuse Kigali de soutenir militairement le mouvement rebelle, ce que le Rwanda dément régulièrement.

Coco Kingson Cabamba

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