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Accusations de mauvaise gouvernance : Ntumba Lwaba démonte le discours de Claude Ibalanky

La sortie médiatique récente de Claude Ibalanky, ancien coordonnateur du Mécanisme national de suivi (MNS) des accords de Nairobi, aujourd’hui affiché aux côtés de la rébellion de l’AFC/M23, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et intellectuelle congolaise. Parmi elles, celle du professeur Ntumba Lwaba, figure académique respectée, se veut particulièrement cinglante.

Dans une déclaration sans détour, le professeur Ntumba Lwaba rejette catégoriquement les propos de Claude Ibalanky, qui accuse les autorités congolaises de mauvaise gouvernance. Pour l’universitaire, ces accusations manquent non seulement de crédibilité, mais relèvent d’une tentative de diversion de la part d’un ancien gestionnaire lui-même lourdement mis en cause.

« Il peut parler de tout, sauf de bonne gouvernance »

« M. Claude Ibalanky peut parler de tout, mais certainement pas de bonne gouvernance », tranche Ntumba Lwaba. Selon lui, le bilan de l’ancien coordonnateur du MNS est loin d’être exemplaire, notamment sur le plan de la gestion financière.

Le professeur révèle qu’au moment de la remise et reprise au sein du Mécanisme national de suivi, la situation administrative et financière était alarmante :

  • caisses totalement vides,
  • absence de toute comptabilité régulière,
  • aucun rapport financier disponible,
  • aucun document comptable officiel,
  • comptes bancaires sans fonds.

Autant d’éléments qui, selon Ntumba Lwaba, traduisent une gestion opaque et irresponsable des ressources publiques mises à la disposition du MNS.

Des fonds publics versés à domicile

Plus grave encore, le professeur affirme que des fonds du MNS auraient été versés directement au domicile privé de Claude Ibalanky, en dehors de tout circuit financier normal et sans justification administrative claire. Une pratique qu’il qualifie de contraire aux règles élémentaires de gestion publique et de transparence.

« Aucun enseignement ne peut être tiré d’une telle gestion », insiste Ntumba Lwaba, qui estime que l’ancien coordonnateur du MNS n’a aujourd’hui aucune légitimité morale pour donner des leçons de gouvernance à l’État congolais.

Une trajectoire politique controversée

Pour le professeur Ntumba Lwaba, l’engagement actuel de Claude Ibalanky au sein de la rébellion de l’AFC/M23 éclaire davantage ses prises de position. Il affirme que l’ancien responsable a rejoint « les rangs de ses partenaires de longue date au Rwanda comme en Ouganda », suggérant une continuité idéologique et politique plutôt qu’une rupture motivée par des principes de bonne gouvernance.

Dans ce contexte, Ntumba Lwaba appelle à la vigilance de l’opinion publique face à ce qu’il considère comme une instrumentalisation du discours sur la gouvernance, utilisée pour justifier un ralliement à des mouvements armés hostiles à la République démocratique du Congo.

Un débat qui dépasse les personnes

Au-delà de la polémique personnelle, cette prise de position relance le débat sur la responsabilité des anciens gestionnaires publics et sur la nécessité de rendre des comptes avant de se poser en donneurs de leçons. Pour de nombreux observateurs, la réaction du professeur Ntumba Lwaba vient rappeler que la question de la gouvernance en RDC ne peut être abordée sérieusement sans un examen rigoureux des actes posés par ceux qui prétendent aujourd’hui la défendre.

Par Coco Kingson Cabamba

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