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AFC/M23 : Une “libération” qui rappelle celle de l’AFDL, mais sans espoir pour le peuple congolais

L’histoire semble se répéter. Comme à l’époque de l’AFDL de Mzee Laurent-Désiré Kabila, certains se présentent aujourd’hui en “libérateurs” du Congo. Mais derrière le discours de délivrance et de justice, la réalité vécue par les populations des zones conquises par l’AFC/M23 raconte une tout autre histoire.

Ces nouveaux “libérateurs” affirment vouloir mettre fin à la dictature et redonner la liberté au peuple congolais. Pourtant, dans les territoires qu’ils contrôlent, aucune liberté d’expression n’est tolérée, aucune organisation citoyenne ou syndicale n’a le droit de manifester. Le peuple, censé être au cœur de cette libération, est muselé et réduit au silence.

Pire encore, les habitants déjà frappés par la pauvreté se voient imposer des taxes et amendes exorbitantes, preuve que la prétendue libération se transforme en asservissement économique. Comment peut-on prétendre libérer un peuple tout en l’étranglant par la misère ?

L’AFC/M23 prétend aussi combattre le tribalisme du régime actuel. Mais l’observation de sa structure de commandement révèle une autre vérité : la domination d’un seul groupe linguistique, alors que le Congo compte quatre langues nationales et une diversité qu’il faudrait célébrer, non étouffer.
La “libération” ne peut pas être un projet uniforme imposé par une seule identité au détriment de toutes les autres.

Enfin, ceux qui dénoncent la mauvaise gestion d’autrui devraient d’abord balayer devant leur porte. Un regard sur le passé de plusieurs dirigeants de ce mouvement suffit pour constater que nul parmi eux n’incarne réellement la transparence ou la probité. Les mêmes visages, les mêmes méthodes, les mêmes dérives.

En somme, l’AFC/M23 n’a aucune leçon à donner aux Congolais.
Le Congo n’a pas besoin d’une nouvelle pseudo-libération dictée par les armes ou les intérêts étrangers, mais d’une véritable émancipation fondée sur la justice, la dignité et la souveraineté populaire.

Par Coco Kingson Cabamba

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