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Affaire Marcello Tunasi : une plainte déposée contre Mireille Kalala alias “Mamu Internationale” et plusieurs influenceurs

Le pasteur congolais Marcello Tunasi, figure centrale de l’Église Compassion et personnalité médiatique influente en République démocratique du Congo, est au cœur d’une nouvelle polémique. Par l’entremise d’un collectif d’avocats, une plainte a été déposée devant le Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe contre l’influenceuse YouTube Mireille Kalala, plus connue sous le pseudonyme Mamu Internationale, ainsi que plusieurs créateurs de contenus sur TikTok et YouTube. Les plaignants les accusent de diffamation et d’atteinte à l’honneur.

Selon les déclarations des avocats du pasteur, relayées dans une vidéo publiée sur la page Facebook de Mbote.cd, plusieurs influenceurs auraient propagé, via leurs plateformes, des accusations graves mettant en cause la réputation de Marcello Tunasi. Parmi ces propos figure une affirmation selon laquelle le pasteur aurait agressé l’épouse de l’avocat Me Obed Kayembe dans son bureau.

Les avocats affirment que ces accusations sont non seulement infondées, mais également nuisibles à la dignité et à l’intégrité morale de leur client. Ils appellent les mis en cause à apporter des preuves tangibles de leurs allégations, faute de quoi la procédure judiciaire suivra son cours.

Un climat déjà tendu autour du pasteur

Marcello Tunasi, connu pour ses prises de position tranchées sur des sujets de société, n’en est pas à sa première controverse. En mai 2024, il avait été critiqué pour ses propos sur le viol, avant de se défendre publiquement. Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte où la figure religieuse fait déjà l’objet d’une forte attention médiatique, accentuée par sa notoriété et sa grande influence auprès de millions de fidèles.

Le cadre juridique

La plainte, enregistrée au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, repose principalement sur les dispositions du Code pénal congolais relatives à la diffamation et à l’injure publique. Si les accusations sont retenues, les influenceurs visés pourraient encourir des peines allant d’amendes substantielles à des peines d’emprisonnement, en fonction de la gravité des propos et de leur diffusion.

Réactions des personnes mises en cause

Pour l’heure, Mamu Internationale et les autres influenceurs mentionnés n’ont pas encore publié de réponse officielle sur leurs plateformes. Cependant, plusieurs internautes, partisans comme opposants du pasteur, se sont déjà exprimés sur les réseaux sociaux, alimentant un débat houleux autour de la liberté d’expression, de la responsabilité numérique et de l’image des leaders religieux.

Une affaire à suivre

Le dossier pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les jours à venir, notamment avec la convocation des parties et la tenue éventuelle d’une audience publique. Les observateurs notent que cette affaire pourrait créer un précédent dans les relations entre personnalités publiques et influenceurs en RDC, à l’heure où les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans la formation de l’opinion publique.


Victorianews.online suivra de près l’évolution de ce dossier et publiera de nouvelles informations dès qu’elles seront disponibles.

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