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Après sa suspension, l’Inspecteur général du Travail Mboma Muyuku convoqué par la justice

L’affaire Mboma Muyuku Jean-Paul prend désormais une tournure judiciaire. Quelques jours après sa suspension par le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, l’Inspecteur général du Travail fait officiellement l’objet de poursuites engagées par le ministère public.

Selon un document judiciaire authentifié, le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a émis un mandat de comparution à l’encontre de M. Mboma Muyuku, conformément aux dispositions de l’article 15 du Code de procédure pénale.

Un acte judiciaire formel

Le mandat, signé par le magistrat du ministère public Dauphin Mawazo Fungamali, enjoint l’Inspecteur général du Travail à se présenter devant le parquet afin d’être entendu sur des faits à caractère infractionnel qui lui sont imputés. La comparution est prévue le 11 février 2026 à 10 heures, dans les bureaux du Parquet général situés au Palais de Justice de Kinshasa/Gombe, place de l’Indépendance.

Le document précise que l’intéressé devra se munir de ses pièces d’identité et l’avertit qu’en cas de non-comparution, il s’exposerait aux mesures coercitives prévues par la loi.

Une procédure consécutive à une suspension administrative

Cette action judiciaire intervient dans un contexte déjà marqué par une mesure administrative forte. En effet, le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, avait suspendu Mboma Muyuku de toutes ses fonctions, avec effet immédiat, à la suite de propos jugés séparatistes et discriminatoires tenus dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.

Ces déclarations, qui visaient une communauté spécifique du pays, avaient suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique et entraîné l’ouverture d’une enquête officielle.

Un signal fort des autorités

Pour de nombreux observateurs, l’émission de ce mandat de comparution marque une volonté claire des autorités judiciaires de faire respecter l’État de droit, en rappelant que nul n’est au-dessus de la loi, quelle que soit sa fonction au sein de l’administration publique.

Alors que la procédure suit désormais son cours, l’opinion nationale reste attentive aux suites judiciaires de ce dossier, perçu comme un test important pour la lutte contre les discours de haine et pour la responsabilité des hauts fonctionnaires de l’État.

Par Coco Kingson Cabamba

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