
Une nouvelle crise secoue l’Assemblée nationale. Depuis ce jeudi matin, les assistants parlementaires organisent un sit-in devant le bureau du premier vice-président de la Chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi, pour exiger le paiement de leurs salaires du mois d’août 2025, toujours impayés alors que le mois de septembre tire à sa fin.
Brandissant des pancartes et scandant des slogans dénonçant ce qu’ils qualifient de « mépris institutionnel », les assistants parlementaires affirment ne plus pouvoir supporter la précarité imposée par le retard récurrent dans le paiement de leurs rémunérations.
Outre les arriérés de salaires, ils exigent également leur nomination officielle et la reconnaissance de tous les avantages que leur confère le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
« Nous faisons partie intégrante du fonctionnement de la Chambre basse. Sans assistants, le travail parlementaire ne peut être correctement assuré. Nous demandons juste le respect de nos droits », a déclaré l’un des manifestants sous anonymat, craignant des représailles.
Face à cette mobilisation, la présidence de l’Assemblée nationale n’a pas encore communiqué officiellement. Le premier vice-président Jean-Claude Tshilumbayi, directement visé par le sit-in, s’est contenté de faire savoir que des discussions internes seraient en cours pour trouver une issue.
Cependant, les assistants parlementaires préviennent qu’ils ne lèveront leur mouvement qu’après des garanties fermes et écrites concernant le paiement de leurs salaires ainsi que leur régularisation administrative.
Cette nouvelle grève met en lumière les dysfonctionnements financiers et administratifs qui fragilisent de plus en plus le Parlement congolais. Elle intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des accusations récurrentes de mauvaise gestion budgétaire et de favoritisme dans l’attribution des avantages.
Pour plusieurs analystes politiques, la crise actuelle illustre « un malaise profond » entre la base parlementaire (assistants, conseillers, administratifs) et les instances dirigeantes de l’Assemblée nationale.
En attendant une réponse claire de la direction de la Chambre basse, la mobilisation des assistants parlementaires se poursuit. Certains n’excluent pas de radicaliser leur mouvement si aucune solution rapide n’est trouvée.
La situation place désormais l’institution parlementaire dans une impasse institutionnelle dont l’issue reste incertaine.
Par Coco Kingson Cabamba



