
Le Qatar a vivement condamné ce qu’il qualifie de « bombardements aveugles » menés par Israël dans la bande de Gaza, et a appelé à ce que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, soit « traduit en justice » pour crimes de guerre. Cette déclaration intervient après une nouvelle série de frappes meurtrières qui auraient coûté la vie à des dizaines de civils palestiniens, dont de nombreuses femmes et enfants, selon des sources médicales locales.
Dans un communiqué officiel diffusé par son ministère des Affaires étrangères, le Qatar a dénoncé « l’usage disproportionné de la force » par l’armée israélienne et a insisté sur la nécessité d’une mobilisation internationale urgente.
« Le silence complice de la communauté internationale ne fait qu’encourager Israël à poursuivre ses attaques », a déclaré un porte-parole qatari, ajoutant que « la justice internationale doit s’appliquer à tous, y compris aux dirigeants israéliens ».
Le Qatar exhorte la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir sans délai une enquête indépendante visant à établir les responsabilités. Doha estime que les frappes récurrentes contre les populations civiles et les infrastructures essentielles, telles que les hôpitaux et les écoles, constituent des violations graves du droit international humanitaire.
« Benjamin Netanyahou doit répondre de ses actes devant la justice internationale », a martelé le communiqué.
Ces déclarations interviennent dans un climat régional déjà tendu. Les bombardements israéliens, présentés par Tel-Aviv comme une réponse à des tirs de roquettes du Hamas et du Jihad islamique, alimentent une nouvelle escalade du conflit. Des organisations humanitaires sur place dénoncent une crise humanitaire sans précédent : hôpitaux débordés, pénuries de médicaments, et milliers de déplacés cherchant refuge dans des zones jugées « sécurisées » par l’armée israélienne, mais elles aussi bombardées.
Le Qatar, qui entretient des relations complexes avec Israël mais joue souvent un rôle de médiateur entre Tel-Aviv et les factions palestiniennes, cherche à rallier d’autres pays arabes et musulmans autour de cette demande de justice. Plusieurs États de la région, dont la Turquie et l’Iran, ont également condamné les bombardements et appelé à une enquête internationale.
De leur côté, les États-Unis et certains pays européens appellent à la retenue, tout en réaffirmant « le droit d’Israël à se défendre ».
L’appel du Qatar pourrait relancer le débat au sein des Nations Unies sur la mise en place d’un mécanisme international de responsabilisation. Reste à savoir si les grandes puissances, notamment les membres permanents du Conseil de sécurité, accepteront d’aller jusqu’à soutenir des poursuites judiciaires contre un chef de gouvernement en exercice.
Par Coco Kingson Cabamba



