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Cessez-le-feu en RDC : Félix Tshisekedi et l’ONU passent à la phase opérationnelle

Reçu en audience ce jour par le Président de la République, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a recentré les échanges sur un enjeu stratégique majeur : la mise en œuvre effective des résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui définissent le cadre d’intervention de la MONUSCO dans le suivi du cessez-le-feu en République démocratique du Congo.

Un cadre onusien renforcé pour le suivi du cessez-le-feu

Au cœur des discussions figurait l’opérationnalisation du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, issu à la fois de l’accord de paix de Washington et du processus de Doha. Ces instruments diplomatiques, soutenus par la communauté internationale, visent à stabiliser durablement les zones affectées par les conflits armés, en particulier dans l’Est du pays.

Selon les Nations Unies, la MONUSCO est appelée à jouer un rôle technique, impartial et non partisan, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Sa mission consistera à surveiller le respect des engagements pris par les différentes parties, en étroite coordination avec les autorités congolaises, les acteurs régionaux et les partenaires internationaux.

Observation, vérification et prévention des violences

Concrètement, cette mission implique le déploiement de capacités d’observation sur le terrain, la collecte et la vérification d’informations relatives aux violations du cessez-le-feu, ainsi que l’appui aux cadres de dialogue locaux. L’objectif est clair : prévenir toute escalade de violence et instaurer un climat de confiance propice à la consolidation de la paix.

Ce dispositif est jugé indispensable pour transformer les engagements diplomatiques en résultats tangibles pour les populations civiles, souvent premières victimes de l’insécurité persistante. La crédibilité du processus de paix dépend ainsi de la capacité des mécanismes mis en place à produire des effets concrets sur le terrain.

La paix durable comme condition du retour de l’État

Jean-Pierre Lacroix a insisté sur le fait que le respect strict du cessez-le-feu constitue une condition préalable à une paix durable. Il a également souligné que la stabilisation sécuritaire est essentielle pour permettre le renforcement progressif de la présence de l’État dans les zones longtemps fragilisées par les conflits armés.

Ce message intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes nationales et internationales, notamment quant à l’impact réel des résolutions 2773 et 2808 sur la sécurité quotidienne à l’Est de la République démocratique du Congo. Pour de nombreux observateurs, l’efficacité de la MONUSCO dans ce nouveau cadre sera déterminante pour l’avenir du processus de paix.

Par la rédaction

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