
La polémique autour de la mort de Karine Buiset à Goma continue de susciter de vives réactions et d’alimenter les débats sur la responsabilité de l’attaque. Alors que le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon plusieurs rapports internationaux, accuse Kinshasa d’avoir mené une frappe au drone, un expert international remet en cause cette version des faits.
Selon Ladd Serwat, analyste principal pour l’Afrique au sein de l’organisation de recherche Armed Conflict Location & Event Data Project, les éléments disponibles ne corroborent pas l’hypothèse d’une attaque menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo.
Une version contestée face aux accusations du M23
Dans une communication relayée sur les réseaux sociaux, le porte-parole du M23/AFC, Lawrence Kanyuka, a affirmé que l’armée congolaise aurait utilisé un drone de combat pour frapper la ville de Goma, causant la mort de Karine Buiset.
Mais pour l’analyste d’ACLED, cette thèse ne correspond pas aux caractéristiques observées lors de l’incident.
« Tout indique que ce sont des drones kamikazes à ailes fixes utilisés par le M23/AFC qui ont causé la mort de Karine Buiset », explique Ladd Serwat.
Cette analyse contredit donc directement les accusations portées contre Kinshasa par les rebelles.
Trois types de drones utilisés dans le conflit en RDC
L’expert rappelle que le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo implique généralement trois grandes catégories de drones.
Premièrement, les drones de combat militaires, capables d’effectuer plusieurs vols et de transporter des missiles ou des bombes guidées. L’armée congolaise possède notamment des appareils comme le CASC Rainbow CH‑4 et le Bayraktar TB2. Ces drones sont utilisés pour des opérations militaires structurées et nécessitent des infrastructures et un commandement technique avancé.
Deuxièmement, les drones kamikazes à ailes fixes, souvent moins coûteux et conçus pour exploser au moment de l’impact sur une cible. Ce type d’appareil est fréquemment utilisé par des groupes armés non étatiques dans différents conflits contemporains.
Enfin, les drones commerciaux modifiés, généralement des quadricoptères civils transformés pour larguer de petites charges explosives ou s’écraser sur une cible.
Les FARDC n’utilisent pas de drones kamikazes
D’après les informations disponibles, les FARDC ne disposent pas de drones kamikazes dans leur arsenal. Leur stratégie repose plutôt sur des drones militaires conventionnels capables de revenir à leur base après mission.
C’est pourquoi, selon l’analyse de Ladd Serwat, les éléments techniques observés dans l’incident de Goma correspondent davantage à l’utilisation de drones kamikazes à ailes fixes.
Une guerre de communication autour du conflit
Cette divergence d’interprétation intervient dans un contexte de guerre de l’information autour du conflit opposant l’armée congolaise aux rebelles du M23, un mouvement régulièrement accusé par Kinshasa et par plusieurs experts internationaux d’être soutenu par le Rwanda Defence Force.
Pour plusieurs analystes, les récits contradictoires autour de la mort de Karine Buiset illustrent la bataille narrative qui accompagne désormais les affrontements militaires dans l’est du pays.
En attendant les conclusions d’éventuelles enquêtes indépendantes, cette affaire continue d’alimenter les tensions politiques et diplomatiques dans la région des Grands Lacs.
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⛔🇨🇩🇷🇼 Mort de Karine Buiset à Goma : la version du M23 remise en cause par un expert international
Alors que le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka, accuse Kinshasa d’avoir mené une frappe au drone ayant causé la mort de Karine Buiset à Goma, un expert international contredit cette version.
Selon Ladd Serwat, analyste principal pour l’Afrique au sein de Armed Conflict Location & Event Data Project, les éléments techniques observés ne correspondent pas à l’utilisation d’un drone militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo.
🎙️ « Tout indique que ce sont des drones kamikazes à ailes fixes utilisés par le M23/AFC qui ont causé la mort de Karine Buiset. »
L’expert rappelle que l’armée congolaise utilise plutôt des drones militaires capables de transporter des missiles ou des bombes guidées, notamment les CASC Rainbow CH-4 chinois et les Bayraktar TB2 turcs.
Ces appareils ne sont pas conçus pour s’écraser sur leur cible, contrairement aux drones kamikazes, généralement utilisés par des groupes armés en raison de leur coût réduit.
👉 Pour l’analyste d’ACLED, les indices disponibles pointent donc vers un scénario bien différent de celui présenté par les rebelles.



