
En séjour officiel à New York dans le cadre des travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réagi pour la première fois à la démission de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale.
Face à la presse internationale, le Chef de l’État a tenu à clarifier sa position et à lever toute équivoque sur une éventuelle implication personnelle dans la décision de son partenaire politique.
« Je ne suis pas à l’origine de la démission de Vital Kamerhe. J’ai appris cette nouvelle hier, comme tout le monde », a déclaré Félix Tshisekedi, visiblement soucieux de mettre fin aux spéculations qui circulent dans la classe politique congolaise.
Alors que des rumeurs faisaient état de tensions internes au sein de l’Union sacrée, le président Tshisekedi a tenu à réaffirmer la solidité de son partenariat avec l’ancien président de l’Assemblée nationale et leader de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC).
« Nous sommes partenaires, sauf si Monsieur Vital Kamerhe en décide autrement. Je continue à le considérer comme un allié, comme un frère », a insisté le Chef de l’État, envoyant un signal de conciliation et d’ouverture au sein de la coalition au pouvoir.
La démission de Vital Kamerhe intervient dans un climat politique marqué par une forte pression parlementaire, avec une pétition portée par des élus remettant en cause son maintien à la tête de l’Assemblée nationale. Bien que cette démarche ait trouvé un large écho, elle a également nourri des spéculations sur un éventuel isolement du président de l’UNC au sein de la majorité.
La sortie médiatique de Félix Tshisekedi vise donc à apaiser les tensions et à rassurer aussi bien les partenaires politiques que l’opinion publique sur la volonté de préserver l’unité au sein de la coalition.
Si les propos du président congolais montrent une volonté d’apaisement, l’avenir des relations politiques entre Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe reste suspendu aux prochaines décisions de ce dernier. L’UNC, de son côté, n’a pas encore officialisé sa position sur la suite de son engagement au sein de l’Union sacrée.
La scène politique congolaise reste donc en attente des clarifications qui interviendront dans les jours à venir, tant à Kinshasa qu’à New York, où le Chef de l’État poursuit ses activités diplomatiques dans le cadre des Nations Unies.
Par Coco Kingson Cabamba



