
L’administration américaine a réaffirmé, avec fermeté, son attachement au respect intégral des Accords signés le 4 décembre dernier à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda. Cette position a été clairement exprimée jeudi lors d’une séance plénière consacrée à la situation sécuritaire et diplomatique dans la région des Grands Lacs, sous la présidence du représentant Jackson Smith.
Selon les autorités américaines, le président des États-Unis, Donald Trump, tient personnellement à la mise en œuvre rigoureuse des engagements pris par les chefs d’État Félix Tshisekedi et Paul Kagame, signataires de cet accord conclu sous la médiation directe de Washington. La sous-secrétaire adjointe aux Affaires africaines des États-Unis a insisté sur le caractère contraignant de cet engagement bilatéral, soulignant qu’aucune entorse ne saurait être tolérée.
Une séance plénière axée sur la situation sur le terrain
Au cours de cette plénière, les participants ont suivi avec une attention soutenue l’exposé présenté par Mme Sarah Troutman, adjointe du sous-secrétaire aux Affaires africaines. Sa présentation a porté sur l’évolution de la situation sur le terrain, notamment dans l’Est de la RDC, région marquée par une instabilité persistante et des tensions sécuritaires aux répercussions régionales.
Mme Troutman a dressé un état des lieux détaillé des défis actuels, mettant en lumière les risques que représentent les violations potentielles de l’accord pour la paix et la stabilité régionales. Elle a rappelé que les Accords du 4 décembre constituent un cadre essentiel pour la désescalade des tensions, la restauration de la confiance entre Kinshasa et Kigali, ainsi que pour la protection des populations civiles.
Condamnation ferme de toute violation de l’accord
Prenant la parole à l’issue des échanges, le représentant Jackson Smith a condamné « avec la dernière énergie » toute violation, directe ou indirecte, des dispositions de l’accord signé sous l’égide du président Donald Trump. Il a souligné que les États-Unis demeurent attentifs à l’évolution de la situation et qu’ils n’hésiteront pas à rappeler aux deux parties leurs responsabilités internationales.
« Le président Trump tient au respect strict des signatures apposées par la RDC et le Rwanda. Ces engagements ne sont pas symboliques ; ils constituent des obligations politiques et diplomatiques qui doivent être honorées », a martelé M. Smith, insistant sur la crédibilité des processus de médiation internationale.
Un message clair à Kinshasa et Kigali
À travers cette prise de position, Washington adresse un message sans équivoque aux autorités congolaises et rwandaises : la paix durable dans la région des Grands Lacs passe par le respect scrupuleux des accords conclus et par des actes concrets sur le terrain. Les États-Unis réaffirment ainsi leur rôle de garant diplomatique et leur volonté de voir ces engagements se traduire par une amélioration tangible de la sécurité et de la coopération régionale.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la communauté internationale suit de près l’évolution des relations entre la RDC et le Rwanda, considérant les Accords du 4 décembre comme une étape déterminante vers la stabilité et la paix durables en Afrique centrale.



