
Un nouvel éboulement de terre a été signalé ce samedi 7 mars 2026 dans la mine de Rubaya, sur le site minier de Gakombe, situé dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs sources locales, l’incident se serait produit à proximité du sous-village de Gatabi, où un glissement de terrain aurait détruit plusieurs habitations et enseveli des creuseurs artisanaux opérant dans différents puits miniers.
Des habitations détruites et des creuseurs ensevelis
D’après les informations recueillies sur place, l’éboulement aurait touché à la fois les installations minières artisanales et les zones d’habitation proches du site d’exploitation. Plusieurs puits exploités par des creuseurs artisanaux auraient été complètement recouverts par la masse de terre, piégeant des travailleurs sous les décombres.
Au moment de la rédaction de cet article, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités locales ou les services de secours. Toutefois, des témoins évoquent des opérations de recherche menées par des habitants et d’autres creuseurs pour tenter de retrouver d’éventuels survivants.
La zone minière de Rubaya, riche en minerais stratégiques, se trouve actuellement sous le contrôle des rebelles du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo, une situation qui complique souvent la coordination des secours et la communication d’informations officielles.
Troisième catastrophe en 38 jours
Cet éboulement constitue le troisième incident majeur enregistré en seulement 38 jours dans cette zone minière du territoire de Masisi.
Le 28 janvier 2026, un important glissement de terrain avait déjà provoqué une catastrophe humaine dans la même région, faisant plus de 400 morts parmi les creuseurs artisanaux.
Quelques semaines plus tard, le 3 mars 2026, un autre éboulement avait frappé le site, causant plus de 300 victimes supplémentaires, selon des estimations locales.
Avant ces drames récents, un autre accident majeur s’était produit en juin 2025, entraînant la mort de plus de 700 personnes dans les exploitations minières artisanales de la région.
Des conditions d’exploitation extrêmement précaires
La répétition de ces catastrophes met en lumière les conditions extrêmement dangereuses dans lesquelles se déroule l’exploitation minière artisanale dans l’est du pays. Dans plusieurs sites miniers du territoire de Masisi, les creuseurs travaillent sans équipements de sécurité adéquats, dans des puits souvent instables et creusés de manière rudimentaire.
À cela s’ajoutent l’absence d’encadrement technique, les fortes pluies qui fragilisent les sols et la pression économique qui pousse de nombreux habitants à continuer de travailler dans ces mines malgré les risques.
Des organisations de la société civile et plusieurs experts du secteur minier appellent régulièrement les autorités congolaises et les partenaires internationaux à renforcer la régulation de l’exploitation minière artisanale, améliorer la sécurité des sites et mettre en place des mécanismes de prévention des catastrophes.
En attendant, les habitants de Rubaya vivent dans la crainte permanente de nouveaux drames, alors que les opérations de recherche se poursuivent dans l’espoir de retrouver des survivants sous les décombres.

