
Durba, dans le Haut-Uélé, a été le théâtre d’un drame qui continue de bouleverser la communauté locale. Un foyer considéré comme exemplaire s’est brusquement effondré, révélant les tensions et les blessures longtemps dissimulées derrière une façade de réussite et d’apparences.
Selon plusieurs sources concordantes, la crise conjugale entre l’Inspecteur de travail Leader Bivuruga Buhendwa et son épouse Alliance Mitima Bahati a conduit, dans la nuit de samedi à dimanche, à un acte irréparable qui a mis fin à leur union et plongé le quartier dans la stupeur.
De l’extérieur, rien ne laissait présager un tel dénouement. Le mariage de Leader et Alliance, célébré avec faste à Durba, avait longtemps été présenté comme l’un des plus harmonieux de la région. Photos soignées, cérémonies prestigieuses, vie familiale apparemment stable : tout semblait témoigner d’une réussite qui inspirait beaucoup de jeunes couples.
Mais derrière cette vitrine, la réalité était tout autre.
Inspecteur de travail à Isiro, Leader Bivuruga était réputé pour son sérieux professionnel et sa discipline administrative. Mais sa vie personnelle suivait un tout autre schéma.
Selon les témoignages recueillis, le fonctionnaire entretenait depuis longtemps une relation extraconjugale à Kampala. Une liaison régulière, connue de plusieurs proches, et dont un élément a particulièrement choqué : sa maîtresse arborait un tatouage portant son nom.
Pour l’épouse, cette marque publique aurait été vécue comme une humiliation profonde, aggravant une situation déjà fragile. D’après les mêmes sources, Leader aurait passé la veille du drame dans la capitale ougandaise, auprès de cette maîtresse.
Formée au Lycée Cirezi puis à l’ISC Bukavu, Alliance Mitima Bahati était reconnue pour son sérieux et sa droiture. Elle avait quitté sa ville natale pour suivre son mari et bâtir avec lui un foyer solide à Durba.
Mais les absences répétées de Leader, ses déplacements fréquents et les rumeurs persistantes avaient progressivement fissuré son équilibre.
Dans les heures précédant le drame, la confirmation que son mari avait passé la nuit entière à Kampala aurait été ressentie comme la blessure de trop.
Selon les informations recueillies auprès du voisinage, Leader Bivuruga serait rentré au domicile conjugal aux environs de 4h du matin. La maison était silencieuse, mais l’atmosphère lourde.
Alliance, éveillée depuis longtemps, aurait alors eu une violente confrontation émotionnelle avec son époux. C’est à ce moment que tout aurait basculé.
Les circonstances exactes du geste fatal n’ont pas encore été officiellement établies, mais plusieurs sources évoquent une réaction impulsive, portée par une accumulation de douleur, d’humiliation et de désespoir.
Au petit matin, la nouvelle s’est propagée tel un séisme à travers Durba. La population peine encore à comprendre comment un couple si admiré a pu sombrer dans un tel drame.
À Isiro, à Bukavu et même à Kampala, l’affaire suscite interrogations et débats sur les relations conjugales, la pression sociale autour du mariage, et les conséquences de l’infidélité devenue banalisée.
Pour plusieurs observateurs, ce drame dépasse le cadre du simple fait divers. Il met en lumière les tensions cachées derrière les mariages célébrés comme des trophées, dans une société où l’apparence prime souvent sur le bien-être réel du couple.
Il rappelle également la souffrance silencieuse que vivent de nombreuses femmes confrontées à la trahison, au dénigrement et à l’absence de dialogue au sein du foyer.
Alors que Durba tente encore de comprendre l’incompréhensible, une question taraude les esprits :
Combien de foyers devront encore s’effondrer avant que la société ne prenne au sérieux la fragilité des relations, la violence émotionnelle et les conséquences de la trahison ?
Victorianews continuera de suivre ce dossier et d’enquêter sur les derniers développements.

