
La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle série d’alertes liées à la maladie à virus Ebola. Selon des informations confirmées lundi par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), neuf nouveaux cas suspects ont été enregistrés dans la zone de santé de Bulapé, au Kasaï, dont un décès, trois cas actuellement pris en charge et deux nouvelles guérisons.
Le ministre provincial de la Communication et Médias du Kasaï, Bazin Mbempe, a indiqué que la situation reste suivie de près par les autorités sanitaires.
« Jusque dimanche soir, nous avons enregistré 9 nouvelles alertes dont 1 décès, 3 cas en cours de traitement, ainsi que 2 nouvelles guérisons. Le taux de létalité est de 65,68 %, et spécifiquement 58,49 % parmi les cas confirmés au laboratoire », a-t-il déclaré depuis Tshikapa.
Le centre de traitement d’Ebola de Bulapé demeure le point focal de la prise en charge des cas dans la région. Les équipes médicales, appuyées par les partenaires techniques et financiers, procèdent actuellement à la vérification et à l’investigation des alertes afin de confirmer ou d’infirmer les cas suspects.
Les autorités de santé insistent sur la nécessité pour la population de respecter les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains, l’alerte rapide en cas de symptômes (fièvre, vomissements, saignements) et la collaboration avec les équipes médicales.
La RDC, qui a connu à ce jour plus d’une douzaine d’épidémies d’Ebola depuis 1976, reste l’un des pays les plus touchés par ce virus meurtrier. Le Kasaï, jusqu’ici relativement épargné par rapport aux provinces de l’Est, est désormais au cœur d’une surveillance épidémiologique accrue.
Le ministre provincial Bazin Mbempe a par ailleurs assuré que la communication autour de l’épidémie sera renforcée afin d’éviter la désinformation et de garantir une meilleure sensibilisation des communautés locales.
Alors que les deux nouvelles guérisons apportent une note d’espoir, la présence de cas suspects et le taux élevé de létalité rappellent la dangerosité persistante du virus. Les autorités appellent les habitants du Kasaï à rester vigilants et à signaler rapidement tout cas suspect aux structures sanitaires compétentes.
Par Coco Kingson Cabamba

