
L’armée congolaise a annoncé avoir lancé, tôt ce vendredi matin, une série de frappes aériennes contre plusieurs positions de la rébellion du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources militaires, les opérations ont débuté vers 7 heures et ont visé des localités situées dans les zones de Bibwe, Nyenge, Chytso et Hembe, identifiées comme des bastions du mouvement rebelle.
Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont mobilisé des avions de combat Sukhoï-25 et des drones CH-4 pour mener ces frappes, qualifiées de “chirurgicales” par des responsables militaires. L’objectif, affirment-ils, est de neutraliser les combattants du M23 et de sécuriser des zones où les civils sont souvent utilisés comme boucliers humains.
Kinshasa insiste sur le fait que ces actions militaires s’inscrivent dans le cadre de la légitime défense face aux attaques répétées des rebelles. « La RDC a le devoir de protéger ses villages, ses familles et ses enfants », a déclaré un haut gradé sous couvert d’anonymat.
De son côté, le M23 dénonce régulièrement les opérations de l’armée et affirme être victime d’une campagne menée avec l’appui d’alliés régionaux. Mais pour le gouvernement congolais, ces accusations visent à masquer la réalité d’une insurrection armée soutenue par le Rwanda, une position que Kigali dément
L’Est de la RDC reste marqué par des décennies de violences, où plusieurs groupes armés locaux et étrangers s’affrontent pour le contrôle de territoires stratégiques et de ressources. Le M23, actif depuis plus d’une décennie, est accusé par les autorités congolaises et l’ONU de graves violations des droits humains.
Avec ces nouvelles frappes, Kinshasa réaffirme sa volonté de reprendre le contrôle de zones stratégiques, notamment autour de Goma, Bukavu et Bunagana. Reste à savoir si cette offensive militaire marquera un tournant dans le conflit ou si elle entraînera une nouvelle escalade dans la région.


