
Kinshasa, 15 août 2025 – La Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), par le biais de son Comité de Normalisation (CONOR), vient une fois de plus de rappeler aux Ligues nationales et provinciales leurs obligations administratives. Dans une note circulaire signée par la présidente Belinda Luntadila Nzuzi et le secrétaire général Jean Marie Mbuyi Kalonji, il est exigé la transmission des rapports d’activités pour l’exercice 2024-2025 ainsi que les règlements des championnats à venir.
Au-delà de cette formalité, ce document met en lumière les carences structurelles chroniques du football congolais. Depuis plusieurs années, les rapports d’activités sont soit inexistants, soit transmis avec un retard considérable, reflétant le manque de rigueur et de planification des ligues.

Un calendrier imposé mais jamais respecté
La FECOFA demande que les championnats débutent dès la première semaine de septembre 2025 pour s’achever le 31 mai 2026. Mais la réalité du terrain prouve que de telles annonces restent souvent des vœux pieux. Retards dans l’organisation, absence de moyens financiers, conflits entre instances locales et nationales : autant de freins qui compromettent chaque saison.
Une gestion trop bureaucratique
Alors que le football congolais regorge de talents, il demeure victime d’une gestion bureaucratique déconnectée des réalités sportives. Le simple fait de rappeler chaque année aux ligues de transmettre leurs rapports témoigne d’un système incapable d’instaurer une discipline pérenne.
Un signal fort attendu
Le public et les sportifs congolais attendent des actes concrets : une vraie réforme des championnats, un financement structuré, des infrastructures viables et une gouvernance responsable. Les circulaires et rappels administratifs ne suffisent plus.
La FECOFA, en tant qu’instance dirigeante, doit aller au-delà des injonctions écrites. Sans un engagement réel pour la transparence, la discipline et l’efficacité, le football congolais restera prisonnier d’un cycle de promesses non tenues et de saisons tronquées.

