
Les minerais critiques et les terres rares, devenus indispensables à la transition énergétique et aux industries de pointe, seront au centre d’un sommet de haut niveau réunissant les États-Unis et cinq pays africains stratégiquement sélectionnés. Cette rencontre, organisée par l’administration américaine, se tiendra à Washington du 4 au 5 février 2026.
Selon des sources concordantes, plusieurs chefs d’État africains ont été invités à ce rendez-vous diplomatique majeur, au premier rang desquels figure le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le Kenya et la Guinée sont également confirmés parmi les pays conviés, tandis que le Botswana et la République sud-africaine (RSA) seraient aussi sur la liste des participants, selon des indiscrétions diplomatiques.
Les terres rares, nouvel enjeu stratégique mondial
Ce sommet intervient dans un contexte international marqué par une compétition accrue autour de l’accès et du contrôle des minerais stratégiques, notamment le cobalt, le lithium, le cuivre, le coltan et les terres rares, essentiels à la fabrication des batteries électriques, des semi-conducteurs, des équipements militaires et des technologies vertes.
L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, entend renforcer ses partenariats directs avec les pays africains disposant de ressources minières majeures, afin de sécuriser ses chaînes d’approvisionnement et de réduire sa dépendance vis-à-vis d’autres puissances mondiales.
La RDC, acteur clé de la diplomatie minière
La présence annoncée du Président Félix Tshisekedi à ce sommet confirme la place centrale de la RDC dans la nouvelle diplomatie minière internationale. Le pays détient à lui seul une part significative des réserves mondiales de cobalt et dispose d’un potentiel minier stratégique encore largement sous-exploité.
Le Chef de l’État congolais effectuera ce déplacement en personne, accompagné du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, ainsi que du Directeur général de la Gécamines, Guy-Robert Lukama, principal acteur public du secteur minier congolais. Cette délégation de haut niveau traduit la volonté de Kinshasa de défendre une approche souveraine et partenariale de la valorisation de ses ressources naturelles.
Vers de nouveaux partenariats économiques et industriels
Au-delà des discussions politiques, le sommet devrait ouvrir la voie à de nouveaux accords de coopération dans les domaines de l’exploitation minière responsable, du transfert de technologies, de la transformation locale des minerais et des investissements américains en Afrique.
Pour la RDC, ces échanges représentent une opportunité stratégique de repositionner son secteur minier, longtemps dominé par des partenariats déséquilibrés, et de plaider pour une meilleure intégration des chaînes de valeur, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée locale.
Un sommet sous haute surveillance internationale
Très attendu par les observateurs géopolitiques et économiques, ce sommet USA–Afrique pourrait redessiner les équilibres mondiaux autour des ressources critiques. Les décisions qui en découleront auront un impact direct sur la transition énergétique mondiale, la sécurité industrielle des grandes puissances et l’avenir économique des pays africains riches en minerais stratégiques.
Les conclusions de cette rencontre seront scrutées de près, tant à Washington qu’à Kinshasa, où les attentes sont fortes quant à des retombées concrètes pour l’économie nationale et la souveraineté minière de la République démocratique du Congo.



