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Goma : Claude Ibalanky nie toute adhésion au M23/AFC après son apparition publique

La présence de Claude Ibalanky, ancien collaborateur du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, aux côtés des rebelles de l’AFC/M23 à Goma suscite une vive controverse sur la scène politique et sécuritaire congolaise. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux le montrent dans un environnement contrôlé par ce mouvement armé, relançant le débat sur les ralliements présumés au sein de la classe politique congolaise.

Face à la polémique, l’intéressé est sorti de son silence lors d’une conférence de presse tenue à Goma, au cours de laquelle il a fermement nié toute adhésion ou engagement au sein de la rébellion du M23/AFC.

« Je suis venu consulter, je n’ai trahi personne », a-t-il déclaré, rejetant les accusations de ralliement aux groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Une présence qui interroge

La présence de Claude Ibalanky dans une zone sous influence rebelle intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement sensible, marqué par la poursuite des affrontements entre les FARDC, appuyées par leurs alliés, et les combattants de l’AFC/M23. Pour de nombreux observateurs, cette apparition publique aux côtés des rebelles soulève des interrogations légitimes, notamment au regard de son passé au sein de l’appareil présidentiel.

Cependant, lors de son intervention, Ibalanky a insisté sur le caractère non politique et non militaire de sa démarche, évoquant une mission de consultation sans donner davantage de détails sur la nature exacte de ces échanges.

Un « exil technique » revendiqué

Claude Ibalanky affirme par ailleurs se trouver en « exil technique » depuis près d’une année, une situation qu’il présente comme indépendante des récents événements survenus à Goma. Là encore, peu de précisions ont été fournies quant aux raisons exactes de cet exil ni sur les pays ou structures concernés.

« Je n’ai pas rejoint la rébellion. Je reste fidèle à mes convictions et à la République », a-t-il martelé, tout en appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives à partir d’images ou de présences circonstancielles.

Réactions et prudence institutionnelle

Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de la Présidence de la République ou des autorités sécuritaires congolaises concernant cette affaire. Des sources proches du pouvoir appellent toutefois à la prudence, rappelant que toute collaboration avec des groupes armés est passible de lourdes sanctions en vertu des lois de la République.

Dans l’opinion publique, cette sortie médiatique continue d’alimenter les débats, dans un pays où la question des défections politiques et des complicités présumées avec les groupes rebelles demeure particulièrement sensible.

Une affaire à suivre

Alors que l’Est de la RDC reste confronté à une crise sécuritaire persistante, l’affaire Claude Ibalanky pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours. Les observateurs attendent désormais des clarifications supplémentaires, tant de l’intéressé que des institutions compétentes, afin d’établir les responsabilités et la nature réelle de sa présence à Goma.

La rédaction reste attentive à toute évolution de ce dossier.

Par Coco Kingson Cabamba

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