
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir repris le contrôle de plusieurs localités stratégiques dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga, en province du Sud-Kivu, à l’issue de violents affrontements contre des groupes armés alliés au Mouvement du 23 mars.
Des positions reconquises autour de Minembwe
Selon des sources militaires et locales concordantes, outre la cité de Mikenge, les FARDC ont repris les villages d’Aenge (Kangenge), Eshii’ta (Kisirita), Bilalombili et Bidegu 1, situés à proximité de Minembwe, dans les territoires de Fizi et Mwenga.
Ces opérations font suite à des combats qualifiés de « rudes » par des sources sécuritaires, survenus la veille, opposant les forces régulières aux rebelles Twirwaneho de Minembwe et aux éléments de Red Tabara, présentés comme alliés aux forces du M23/ARC – AFC (Alliance Fleuve Congo).
Bilan provisoire des affrontements
D’après les informations recueillies sur le terrain :
- 20 combattants rebelles auraient été tués ;
- six commandos du M23/AFC auraient été capturés ;
- plusieurs armes et équipements militaires auraient été saisis par les FARDC.
Aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur d’éventuelles pertes du côté des forces gouvernementales.
Violation présumée du cessez-le-feu
Les FARDC indiquent avoir agi en réaction à une nouvelle violation du cessez-le-feu imputée aux rebelles du M23/AFC et à leurs alliés dans le territoire de Fizi. L’armée congolaise affirme que ces groupes armés ont tenté de consolider leurs positions dans les hauts plateaux, une zone stratégique marquée par des tensions sécuritaires persistantes.
Depuis la résurgence du M23 dans l’est de la RDC, les territoires de Fizi et Mwenga sont régulièrement le théâtre d’affrontements impliquant une multiplicité d’acteurs armés locaux et étrangers, sur fond de rivalités communautaires, de contrôle territorial et d’enjeux géopolitiques régionaux.
Une zone sous haute tension
La région de Minembwe et des hauts plateaux du Sud-Kivu demeure particulièrement sensible. Les opérations militaires en cours visent, selon les autorités congolaises, à restaurer l’autorité de l’État et à sécuriser les populations civiles, souvent prises en étau entre groupes armés.
Cette nouvelle avancée des FARDC intervient dans un contexte diplomatique et sécuritaire délicat, alors que les efforts régionaux et internationaux en faveur d’un cessez-le-feu durable peinent à produire des effets tangibles sur le terrain.
La situation reste évolutive et pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines heures, selon les sources locales.


