
Un violent incendie d’une ampleur exceptionnelle s’est déclaré ce lundi en fin d’après-midi dans la commune de Masina, plongeant Q3, avenue Kiala, dans un chaos indescriptible et une panique générale. Le sinistre, dont l’origine reste à déterminer, a pris pour épicentre la station-service « ML », transformant le lieu en un véritable brasier incontrôlable.
Une scène apocalyptique et des moyens de lutte dépassés
Selon nos reporters et de multiples témoignages recueillis sur place, le feu s’est propagé à une vitesse fulgurante, alimenté par les réservoirs d’hydrocarbures de la station. Des explosions successives ont retenti, projetant des débrits enflammés et contraignant la population à une fuite éperdue. Une épaisse fumée noire et toxique, visible à plusieurs kilomètres à la ronde, obscurcissait le ciel de l’est de la capitale, servant de signal sinistre à toute la ville.
Les images et vidéos, devenues virales sur les réseaux sociaux sous les hashtags #RDC #KINSHASA #Masina, montrent l’étendue du désastre : des flammes gigantesques léchant les structures, des habitants en terrassant pour éloigner les bidons d’essence, et une foule tentant de se mettre à l’abri du périmètre à haut risque. Face à l’ampleur des flammes, la mobilisation des riverains a été immédiate et courageuse, formant une première chaîne de solidarité avant l’arrivée des secours officiels, dont les moyens semblent avoir été initialement dépassés.
Bilan matériel très lourd, incertitude sur le bilan humain
Un bilan provisoire, établi en collaboration avec des sources locales et des observateurs sur le terrain, dresse un constat alarmant :
- La station-service ML est totalement détruite, consumée par les flammes.
- Au moins cinq habitations avoisinantes ont été touchées par la propagation du feu, causant d’importants dégâts matériels. Le risque de collapsus de certaines structures atteintes n’est pas écarté.
- Les activités économiques du quartier sont paralysées, et de nombreux commerces ont dû fermer en urgence.
Concernant le bilan humain, l’incertitude reste totale à cette heure. Aucun décès ni blessé grave n’a été officiellement confirmé par les autorités. Une source au sein de la protection civile, sous couvert d’anonymat, indique que « la rapidité de la fuite des populations a peut-être permis d’éviter le pire ». Cependant, les vérifications sont en cours. Les autorités compétentes se sont engagées à communiquer formellement en cas de décès identifié.
Mobilisation des secours et questions en suspens
Les pompiers, appuyés par les services de la Protection Civile et la Police, sont finalement parvenus à circonscrire le feu après plusieurs heures d’efforts intenses. Leur intervention a été rendue extrêmement difficile par la nature des produits en combustion, la densité du bâti et la tension sur place.
Une enquête technique va être ouverte pour déterminer les causes exactes de cet incendie. Les premières interrogations portent sur le respect des normes de sécurité dans le stockage des carburants au sein de la station-service, une problématique récurrente dans plusieurs quartiers de la mégapole.
Les riverains, sous le choc, réclament des mesures
Sur place, l’émotion et la colère se mêlent. « C’était comme un film d’action, mais c’était notre réalité. On a tout perdu, la maison, les affaires… On attend de l’aide », témoigne Mère Thérèse, une habitante dont la maison a été carbonisée. D’autres interpellent les autorités sur l’implantation des stations-service en zone d’habitation dense et demandent des contrôles stricts et réguliers pour prévenir de telles tragédies.
Cet incendie majeur à Masina vient tragiquement rappeler la vulnérabilité des quartiers populaires de Kinshasa face aux risques industriels et technologiques, et soulève de pressantes questions sur l’urbanisation et la sécurité des citoyens.

