
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dressé le bilan des opérations menées du 5 au 20 février 2026 dans la province de l’Ituri, ciblant la rébellion de Thomas Lubanga dans le territoire de Djugu ainsi que les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires d’Irumu et de Mambasa.
Un bilan opérationnel significatif
Selon les chiffres communiqués par l’armée, au moins 49 miliciens affiliés à la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) ont été capturés au cours des offensives. Par ailleurs, une centaine d’éléments armés se sont rendus volontairement, profitant de la pression militaire exercée sur leurs positions.
Les FARDC indiquent également avoir récupéré plus de 500 armes de guerre, en plus d’un important lot de munitions et d’effets militaires. Ce matériel saisi constitue un coup dur porté aux capacités logistiques et opérationnelles des groupes armés actifs dans la région.
Djugu, épicentre des affrontements
Dans le territoire de Djugu, les opérations visaient principalement des positions attribuées aux combattants liés à la rébellion de Thomas Lubanga, figure controversée du conflit en Ituri. Les unités engagées ont procédé à des ratissages ciblés, à la neutralisation de bastions stratégiques et à la sécurisation de plusieurs localités autrefois sous influence des miliciens.
Les autorités militaires estiment que ces actions ont permis de restaurer partiellement l’autorité de l’État dans certaines zones longtemps marquées par l’insécurité chronique.
Pression maintenue contre les ADF à Irumu et Mambasa
Dans les territoires d’Irumu et de Mambasa, l’offensive s’est concentrée sur les bases et couloirs de mobilité des ADF, groupe armé d’origine ougandaise responsable de nombreuses exactions contre les civils dans l’Est du pays.
Les FARDC affirment avoir démantelé plusieurs caches logistiques et perturbé les circuits d’approvisionnement des rebelles, réduisant ainsi leur capacité de nuisance à court terme.
Un signal fort dans la lutte contre l’insécurité
Ce bilan intervient dans un contexte de recrudescence des violences armées en Ituri, où la multiplicité des groupes rebelles continue de menacer la stabilité régionale. Les autorités militaires assurent que les opérations se poursuivront afin de consolider les acquis obtenus sur le terrain.
Les observateurs notent que la reddition d’une centaine d’éléments constitue un indicateur stratégique important, susceptible d’affaiblir durablement les structures internes des groupes armés, à condition que les programmes de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) soient efficacement mis en œuvre.
En attendant, la population civile demeure attentive à l’évolution sécuritaire, espérant que ces avancées militaires se traduiront par une amélioration tangible et durable de la sécurité dans l’ensemble de la province de l’Ituri.


