
La Ville de Kinshasa a officiellement fixé les taux de l’impôt sur le revenu locatif (IRL) et de l’impôt foncier respectivement à 22 % et 15 %, conformément aux dispositions fiscales en vigueur. Les autorités urbaines annoncent le début d’un recouvrement forcé à partir du 1er février, visant les contribuables en situation d’irrégularité.
Selon les services fiscaux de la ville, cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement de la mobilisation des recettes propres, essentielles au financement des projets de développement urbain, notamment l’assainissement, la voirie, l’éclairage public et l’amélioration des services sociaux de base.
Des taux officiellement rappelés aux contribuables
L’impôt sur le revenu locatif (IRL), appliqué aux revenus issus de la location des biens immobiliers, est désormais maintenu à 22 %, tandis que l’impôt foncier, dû par les propriétaires de parcelles et d’immeubles bâtis ou non bâtis, est fixé à 15 %. Les autorités précisent que ces taux concernent l’ensemble des contribuables éligibles sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa.
Les services compétents rappellent que le paiement de ces impôts est une obligation légale et constitue un acte citoyen participant à la bonne gouvernance financière de la capitale.
Un recouvrement forcé à partir du 1er février
À compter du 1er février, l’hôtel de ville de Kinshasa procédera à un recouvrement forcé à l’encontre des propriétaires et bailleurs n’ayant pas honoré leurs obligations fiscales. Cette opération pourra inclure des notifications officielles, des pénalités de retard, voire des mesures coercitives prévues par la loi, en collaboration avec les services habilités.
Les autorités urbaines indiquent que cette phase de recouvrement vise principalement à lutter contre l’évasion fiscale et à instaurer une plus grande équité entre les contribuables régulièrement en règle et ceux qui s’y soustraient.
Appel à la responsabilité des propriétaires et bailleurs
La Ville de Kinshasa invite les propriétaires immobiliers et les bailleurs à se rapprocher des services fiscaux compétents afin de régulariser leur situation avant l’échéance. Des guichets spécialisés sont disponibles pour faciliter les démarches administratives et fournir les informations nécessaires sur les modalités de paiement.
Les autorités assurent que les recettes collectées seront affectées à des projets d’intérêt général, destinés à améliorer le cadre de vie des Kinois.
Un enjeu majeur pour les finances urbaines
Face aux défis croissants liés à l’urbanisation rapide et à la pression démographique, la mobilisation efficace des ressources fiscales apparaît comme un levier stratégique pour la gouvernance de Kinshasa. Le respect des obligations fiscales par les contribuables est ainsi présenté comme une condition essentielle au développement durable de la capitale congolaise.



