Accueil / Insolite / Kisenso : peine de mort pour Josué Kaniki après le meurtre de sa mère

Kisenso : peine de mort pour Josué Kaniki après le meurtre de sa mère

Le Tribunal de grande instance de Matete a rendu, ce jeudi, son verdict dans une affaire criminelle qui a profondément choqué l’opinion publique dans la commune de Kisenso. Poursuivi en procédure de flagrance pour le meurtre de sa mère, Josué Kaniki a été condamné à la peine de mort.

Un verdict sévère au terme d’une procédure accélérée

Siégeant en matière répressive, le tribunal a reconnu l’accusé coupable d’homicide volontaire avec circonstances aggravantes. En sus de la peine capitale, la juridiction l’a également condamné à trois années supplémentaires de servitude pénale pour faits d’anthropophagie (cannibalisme), une infraction distincte retenue à sa charge au regard des éléments du dossier.

Sur le plan civil, le prévenu devra verser 50 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts à la partie civile, en réparation du préjudice moral et matériel subi. Le tribunal a ordonné son arrestation immédiate à l’audience, conformément aux réquisitions du ministère public.

Les faits : un crime d’une extrême gravité

Âgé d’une trentaine d’années, Josué Kaniki avait été interpellé mercredi dernier dans la commune de Kisenso. Il était accusé d’avoir ôté la vie à sa mère, une sexagénaire, à l’issue d’une violente altercation portant sur une dette estimée à 10 000 dollars américains.

Selon les éléments exposés à l’audience, le prévenu aurait étranglé sa mère avant de mutiler le corps. Une partie aurait été brûlée, tandis que certains restes auraient été conservés dans un congélateur de l’appartement familial.

Ce sont des odeurs nauséabondes émanant du logement qui ont alerté le voisinage, conduisant à l’intervention des autorités locales et à la découverte macabre des faits.

Contexte social et profil du prévenu

D’après le bourgmestre de Kisenso, le suspect aurait récemment été refoulé d’Europe et vivait avec sa mère dans un appartement de la commune. Les circonstances exactes de son retour ainsi que son état psychologique au moment des faits n’ont pas été détaillés publiquement lors de l’audience.

L’affaire soulève de nombreuses interrogations sur la santé mentale, la précarité sociale et les tensions familiales pouvant conduire à des actes d’une telle violence.

Une onde de choc dans l’opinion

Ce drame, par sa brutalité et la nature des actes posés, a suscité une vive émotion au sein de la population kinoise. Plusieurs voix appellent à un renforcement des mécanismes de prévention des violences intrafamiliales ainsi qu’à un meilleur encadrement psychosocial des personnes en situation de détresse.

La condamnation à la peine de mort, toujours prévue par la législation congolaise bien que rarement exécutée ces dernières années, relance également le débat sur son application effective et son rôle dissuasif dans l’arsenal pénal de la République démocratique du Congo.

L’affaire pourrait faire l’objet d’un recours devant les juridictions supérieures, conformément aux voies de droit prévues par la loi.

Par Coco Kingson Cabamba

Étiquetté :

Laisser un commentaire